25/11/2013

COMBATTRE POUR REVIVRE

Nous voici parvenus au seuil de la campagne électorale pour les prochaines élections municipales.

C’est le moment de s’interroger sur les raisons de notre engagement.

D’abord, notre engagement au service du Parti des Sétois : C’est un engagement pour Sète, libre et indépendant, dégagé de toutes les contraintes nationales, orienté sur le seul avenir de notre ville.

Chacun sait bien que les partis politiques nationaux n’ont rien à faire dans la vie municipale. Je l’ai personnellement éprouvé depuis très longtemps. Et cette indépendance a toujours été ma ligne de conduite.

Les autres candidats, qu’ils l’avouent ou non, sont tous inféodés à un parti national : l’un au parti communiste et au Front de gauche, le second, au parti socialiste, le troisième au Front national, le quatrième au Modem et le maire sortant à l’UMP.

Seul le Parti des Sétois a refusé de faire la course à l’investiture parce qu’il estime que les Sétois veulent choisir un candidat pour Sète et pas le larbin d’un parti national.

Ensuite notre engagement à l’égard des Sétois : C’est un engagement pour l’indépendance et la liberté de Sète. Les décisions prises par François Commeinhes sur la gestion du port en accord avec tous les autres candidats ont amené Sète à devenir la ville banlieue de Montpellier.

Nous avons encore la possibilité d’échapper à cette triste destinée.

Mais cela signifie COMBATTRE.  Ce n’est pas un combat pour le pouvoir. C’est un combat pour redonner vie à Sète.

Redonner Vie à Sète en lui assignant l’objectif de devenir la perle du Languedoc-Roussillon par la création d’un nouveau quartier touristique générateur d’emplois et de richesses qui fera converger vers "l’île singulière" tous ceux qui en ont découvert les charmes mais qui ne supportent plus le gâchis du laisser-aller, de la saleté et du marasme, acceptés comme une fatalité.

Enfin notre engagement face à l’avenir :

Nous avons démontré il y a 20 ans que l’on pouvait changer les choses à condition de le vouloir et de s’y appliquer. Nous démontrerons que c’est encore possible et nous y parviendrons. Nous remettrons de l’ordre dans la maison Sète.

Nous suivrons les traces de nos aînés qui ont construit le port et la ville pour redonner un sens à la ville et au port. Nous jouerons les atouts qui sont les nôtres pour gagner la partie en ramassant la mise pour nous-mêmes et pour nos enfants au lieu de nous en remettre à l'autorité tutélaire de la Région qui nous colonise et nous appauvrit.

Et nous confierons ensuite aux forces vives de la ville la mission de reprendre le flambeau pour terminer l’ouvrage que nous aurons commencé à réaliser ensemble.

La tâche est importante, difficile, sans concession car pour atteindre l’objectif, il n’y a pas d’atermoiement, pas d’hésitations, pas de compromis, il n’y a qu’une volonté, celle de servir les intérêts de Sète pour la remettre à la place qu’elle avait encore, il n' y a pas si longtemps, à la fin du dernier millénaire...

Et nous aurons alors la satisfaction d’avoir rempli notre tâche en sachant, comme le disait Périclès, « qu’il n’est point de bonheur sans liberté ni de liberté sans courage ».

18/11/2013

VOX POPULI

Les élections constituent le moment le plus fort et le plus important de la vie démocratique.

Seuls quelques esprits faux cherchent à falsifier le jeu démocratique en laissant croire que le choix doit être préalable, filtré, et que le peuple n’aura d'option qu’entre les candidats retenus par des "initiés". Ma réflexion vise évidemment le principe des primaires – vicieux entre tous – dans notre système,  mais aussi cette idée que la pluralité de candidatures serait un facteur de divisions et qu’il faudrait, au nom de la raison et de l’efficacité, limiter le choix démocratique.

Concernant les « Primaires », cette mode devra être abolie. Emprunté au système américain qui n’a pourtant rien à voir avec le nôtre, puisque dépourvu de 1er tour, il exige chez eux de choisir les grands électeurs entre les deux partis dominants:Républicains et Démocrates. Cette méthode est inadaptable et inadaptée à notre Constitution.

Elle aboutit en effet chez nous à faire choisir le candidat du parti qui portera ses couleurs par des militants dont le seul mérite aura été de payer une cotisation, alors que la cinquième République est fondée sur le dialogue direct d’un candidat avec la France tout entière sans considération partisane.

Le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que les socialistes ont fait de l’élection présidentielle au suffrage universel et ce que l’UMP s’apprête à en faire, par mimétisme ou démagogie.

Et on voit ce que cette monstruosité politique a produit. François Hollande en est le piètre résultat.

Concernant la pluralité de candidatures, elle est fondamentale dans toute démocratie digne de ce nom. Seuls les régimes totalitaires limitent le choix des électeurs pour favoriser un dictateur ou un parti au pouvoir. Les vraies démocraties ouvrent largement l’éventail du choix.

D’après ce que j’ai compris du raisonnement de l’actuelle majorité municipale de Sète, ma candidature serait une candidature de division susceptible « de faire passer la gauche ». J’avoue ne pas comprendre. Ma candidature est une candidature sétoise, pourvue d’un programme pour Sète et les Sétois, refusant toute tutelle politique et portée par un parti local : Le Parti des Sétois.

J’aurais tendance à penser par ironie que toutes les autres candidatures pourraient être considérées comme des candidatures de division dès lors que le Parti des Sétois est un parti fédérateur qui refuse toute discrimination entre Sétois. Mais loin de moi cette idée. J’ai trop de respect pour mes concurrents pour me laisser aller à une telle schématisation.

Alors de grâce ne caricaturons pas le droit de vote des Sétois.

Ce sont eux et  eux seuls qui choisiront et qui décideront si un tel ou un tel est digne de présider pour 6 ans aux destinées de Sète.

Parmi les candidats certains ont fait leurs preuves : au moins 3 d’entre eux. Pour ceux-là, les électeurs sauront à quoi s’en tenir. Ils savent qui a bien géré, qui a gâché ses chances, qui n’a pas su s’imposer, mais aussi qui a eu des idées et les a réalisées, qui n’a pas eu cette préoccupation, qui a volé les idées des autres. Bref, chacun de ces trois candidats a un bilan et une expérience. Les autres n’en ont pas. Les électeurs peuvent préférer un candidat d’expérience ou un ingénu. C’est à eux de le dire. C'est ce qu'ils feront.

Les électeurs peuvent préférer un candidat ambitieux pour lui-même ou un candidat passeur de relais au service de sa ville. Tous les choix sont permis et ce sont les électeurs qui décideront sans considération des volontés partisanes des uns ou des autres, sans considération des choix de militants, d’affidés ou de sympathisants.

Le Parti des Sétois est porteur d’une ambition pour Sète et demande à être jugé par tous les Sétois pour ce qu’il est, par une population au service de laquelle il a décidé de se mettre, sans autre considération partisane que celle de servir sa ville.

Le 30 Novembre, je préciserai les choses.

14/10/2013

NOS CONVICTIONS

La candidature de François Liberti pour le Parti Communiste et ses alliés ne m’a pas surpris. Elle ne méritait donc aucune réaction de ma part. Pas plus que celle d’André Lubrano pour le Parti Socialiste. La gauche a ses représentants naturels.

François Liberti, avec lequel je ne partage pratiquement aucune valeur, est à mes yeux un vrai professionnel de la politique. Il sait pourquoi il s’engage, avec qui il s’engage et les objectifs qu’il défend. Nous ne voulons pas le même modèle de société. Il est collectiviste et je suis libéral. Nous sommes adversaires. Mais nous nous respectons.

Ce constat est évident ? Voire.

La pratique politique suivie par des opportunistes de rencontre ne place pas l’engagement pour la défense des valeurs au centre de leurs préoccupations. Ils ne voient dans la vie politique que le moyen de compenser par une victoire électorale la médiocrité de leur réflexion ou de leur condition. Et ils s’évertuent, par la démagogie, à pervertir la  démocratie au prix du renoncement aux convictions qui leur restent. Chaque candidat ne devrait-il pas tout mettre en œuvre pour convaincre que ce qu’il propose constitue le seul objectif bénéfique pour la collectivité ?

C’est ce que je m’applique à proposer en essayant de démontrer que la place de Sète en Languedoc-Roussillon vaut plus que le strapontin que lui réserve le Conseil Régional. C’est une conviction profonde que je veux faire partager par la majorité des Sétois en entraînant derrière moi celles et ceux qui refusent de baisser les bras.

Certains, comme François Liberti ou André Lubrano, par discipline de parti, ont renoncé à cette indépendance d’esprit et se soumettent aux décisions venues d’ailleurs. Je le sais. Ils le savent. Nous nous affrontons. C’est comme ça.

Certains comme François Commeinhes, Jean-Baptiste Giordano ou Philippe Sans, ont fait de leur combat une affaire personnelle qui n’a plus rien à voir ni avec l’intérêt de la ville, ni avec des convictions, ni avec une quelconque discipline de parti. C’est un combat personnel destiné à atteindre un objectif personnel ou à sauvegarder une place. Cette attitude fait perdre tous ses repères à celui qui l’adopte et l’autorise à tous les excès, à tous les rapprochements contre nature, et à toutes les folies. Je n’ai qu’une chose à leur dire : « Lorsque l'on s’engage dans un combat politique, il faut savoir dans quel camp on est. Et savoir que l’on ne change pas de camp en fonction des événements heureux ou malheureux d’une élection. On reste dans son camp, celui des valeurs et des convictions. »

Dans cette élection municipale, je sais ce que je défends. Les Sétois l’ont compris. Je leur propose un dialogue ouvert sur l’avenir de leur ville et non pas un monologue destiné à me faire valoir. J’ai été maire pendant 13 ans. Beaucoup a été fait pendant cette période. Des erreurs ont sans doute été commises. Je suis fier des succès. Je regrette les erreurs. Je les ai payées. Je propose un nouveau cap. Avec les convictions qui sont les miennes.

Les électeurs ne seront pas surpris.

Ils savent exactement ce que je propose : remettre de l’ordre dans la maison-Sète et redonner un élan et de l’espoir aux Sétois par une nouvelle dynamique économique. Ils y adhéreront ou rejetteront mon projet. Mais je ne leur proposerai ni combines électorales, ni changement de cap. Ce sera à eux et à eux seuls de choisir en fonction de nos convictions et de nos valeurs communes défendues par Le parti des Sétois.