14/10/2013

NOS CONVICTIONS

La candidature de François Liberti pour le Parti Communiste et ses alliés ne m’a pas surpris. Elle ne méritait donc aucune réaction de ma part. Pas plus que celle d’André Lubrano pour le Parti Socialiste. La gauche a ses représentants naturels.

François Liberti, avec lequel je ne partage pratiquement aucune valeur, est à mes yeux un vrai professionnel de la politique. Il sait pourquoi il s’engage, avec qui il s’engage et les objectifs qu’il défend. Nous ne voulons pas le même modèle de société. Il est collectiviste et je suis libéral. Nous sommes adversaires. Mais nous nous respectons.

Ce constat est évident ? Voire.

La pratique politique suivie par des opportunistes de rencontre ne place pas l’engagement pour la défense des valeurs au centre de leurs préoccupations. Ils ne voient dans la vie politique que le moyen de compenser par une victoire électorale la médiocrité de leur réflexion ou de leur condition. Et ils s’évertuent, par la démagogie, à pervertir la  démocratie au prix du renoncement aux convictions qui leur restent. Chaque candidat ne devrait-il pas tout mettre en œuvre pour convaincre que ce qu’il propose constitue le seul objectif bénéfique pour la collectivité ?

C’est ce que je m’applique à proposer en essayant de démontrer que la place de Sète en Languedoc-Roussillon vaut plus que le strapontin que lui réserve le Conseil Régional. C’est une conviction profonde que je veux faire partager par la majorité des Sétois en entraînant derrière moi celles et ceux qui refusent de baisser les bras.

Certains, comme François Liberti ou André Lubrano, par discipline de parti, ont renoncé à cette indépendance d’esprit et se soumettent aux décisions venues d’ailleurs. Je le sais. Ils le savent. Nous nous affrontons. C’est comme ça.

Certains comme François Commeinhes, Jean-Baptiste Giordano ou Philippe Sans, ont fait de leur combat une affaire personnelle qui n’a plus rien à voir ni avec l’intérêt de la ville, ni avec des convictions, ni avec une quelconque discipline de parti. C’est un combat personnel destiné à atteindre un objectif personnel ou à sauvegarder une place. Cette attitude fait perdre tous ses repères à celui qui l’adopte et l’autorise à tous les excès, à tous les rapprochements contre nature, et à toutes les folies. Je n’ai qu’une chose à leur dire : « Lorsque l'on s’engage dans un combat politique, il faut savoir dans quel camp on est. Et savoir que l’on ne change pas de camp en fonction des événements heureux ou malheureux d’une élection. On reste dans son camp, celui des valeurs et des convictions. »

Dans cette élection municipale, je sais ce que je défends. Les Sétois l’ont compris. Je leur propose un dialogue ouvert sur l’avenir de leur ville et non pas un monologue destiné à me faire valoir. J’ai été maire pendant 13 ans. Beaucoup a été fait pendant cette période. Des erreurs ont sans doute été commises. Je suis fier des succès. Je regrette les erreurs. Je les ai payées. Je propose un nouveau cap. Avec les convictions qui sont les miennes.

Les électeurs ne seront pas surpris.

Ils savent exactement ce que je propose : remettre de l’ordre dans la maison-Sète et redonner un élan et de l’espoir aux Sétois par une nouvelle dynamique économique. Ils y adhéreront ou rejetteront mon projet. Mais je ne leur proposerai ni combines électorales, ni changement de cap. Ce sera à eux et à eux seuls de choisir en fonction de nos convictions et de nos valeurs communes défendues par Le parti des Sétois.