06/05/2013

LA RELANCE

 

Dans le contexte d’asphyxie générale où nous sommes plongés, plus personne n’ose parler de relance. La seule attitude possible semble être de préserver son acquis en évitant tous les risques. Chacun est tétanisé par le présent. Est-ce de cette façon que l’on peut envisager l’avenir ?

L’atonie des quartiers de la ville, apparemment paralysés par une torpeur inconnue jusqu’ici, devrait au contraire nous conduire à tout mettre en œuvre pour en sortir.

Encore faudrait-il entreprendre les actions capables de relancer la mécanique.

Il y a deux façons d’aborder le sujet :

-           soit agir superficiellement en proposant des cache-misère

-         soit agir en profondeur en recherchant la dynamique capable de redonner du ressort à l’économie locale.

La première méthode a été largement utilisée. C’est le principe démagogique illustré par l’adage romain « du pain et des jeux ». Mais est-ce en promettant tel ou tel équipement de loisir, en se lançant dans des opérations de prestige ou en distribuant  quelques subventions, que l’on parviendra à inverser la tendance dépressive qui s’est emparée de Sète ? Personne ne peut y croire.

Ce qu’il faut faire, c’est analyser les atouts de Sète et les jouer pour offrir à chacun une raison d’espérer dans l’effort collectif.

L’analyse historique

Sète n’a été construite que pour répondre à un besoin économique. Colbert pensait à juste titre que la création d’un port franc en Méditerranée redonnerait une dynamique au commerce du sud de la France. C’est cette politique à laquelle s’est ajoutée la pêche au 19ème siècle, qui a fondé l’avenir portuaire de Sète.

Nous avons assisté, dans le dernier quart du 20ème siècle, à la baisse inéluctable de l’activité portuaire. On a cru que la pêche, qui s’était considérablement développée depuis les années 60, allait offrir à Sète un nouveau débouché. Mais l’embellie a été de courte durée et il faut bien constater aujourd’hui que tous les fondements économiques de la ville sont à bout de souffle.

Un nouveau départ

C’est de la création d’un fonds de commerce dont il s’agit. Chacun sait que c’est plus difficile à créer qu’à acheter. Mais il n’y a rien à acheter sur le marché. Il faut donc le créer et nous retrousser les manches.

Pour que Sète retrouve une dynamique dans ses quartiers, il faut les irriguer avec une nouvelle démarche productive, créatrice d’activité, d’emplois et de richesse, comme l’ont été le commerce maritime et la pêche au moment de leur âge d’or. Bien sûr les deux activités fondatrices de l’identité sétoise doivent être sauvegardées mais elles se trouveront désormais au service d’une troisième : l’entreprise d’accueil, seule capable de leur redonner des forces.

Un projet de ville

C’est à la mise en œuvre d’un projet de ville capable de redonner vie aux quartiers que sont conviés les sétois. C’est ce projet qu’au cours des mois qui viennent, nous allons construire ensemble pour fonder un nouvel avenir pour Sète.