23/12/2013

RETOUR VERS L’AVENIR

Je n’ai jamais tant entendu parler du passé depuis que l’avenir m’a conduit à retrouver mes racines !

Le passé se situe toujours entre le réel et l’imaginaire, entre l’histoire et le rêve.

Et c'est sans doute pour cela qu'on l'évoque afin de se projeter avec une apparente sécurité dans un avenir nourri d'espoir et de crainte.

Et c'est toujours ainsi entre souvenir et espoir que se détermine le choix de notre avenir.

Les élections n’échappent pas à ce passage obligé.

Bien sûr, chacun des candidats ne peut être évalué que par rapport à son passé. C’est le passé qui fonde le jugement des électeurs sur leur crédibilité.

Mais bien sûr aussi, chacun de nous, outre son passé, doit offrir aux électeurs la part d’espoir qu’exige notre volonté de vivre.

Le plan que je défends pour Sète s’inspire du passé, s'imprègne du présent mais les transcende pour nous projeter avec la jeune génération dans un espace qui va mettre notre ville en concordance avec les changements de population et de comportement qui se sont déjà opérés depuis un quart de siècle.

Qui peut prétendre ne pas avoir constaté les mutations qui ont profondément modifié la sociologie de notre ville ?

Comment continuer à faire comme si ces changements n’existaient pas, comme si Sète était toujours le 7ème port de commerce français, comme si être le 1er port de pêche de la Méditerranée avait encore un sens au niveau où se trouvent les captures ? Comment  prétendre vivre et préparer l’avenir de nos enfants sans  tenir compte de ces profonds bouleversements survenus en moins de 30 ans ?

Lorsque j’avais envisagé, dès 1990, de créer un tunnel d’accès à la ville permettant de supprimer deux ponts déjà en très mauvais état, ce que je pouvais entrevoir d’un avenir probable me conduisait à bousculer les habitudes en offrant de nouvelles perspectives.

Je pensais, depuis la construction du parking sous le canal, que chacun y était prêt . Mais c'était peut-être trop tôt. La ville n’y était pas encore prête en majorité.

On a, contre toute logique et contre mes propositions, reconstruit le pont de la Victoire. Et on est en train de remettre à neuf le Pont du Tivoli en dépit même des projets de plaisance que ceux qui le reconstruisent ont nourris pour le quartier de Cayenne. Absurde, sans doute, mais il faut à présent faire avec !

Et face à l'étrange entêtement de ceux qui, par manque d’imagination, refus de se remettre en cause, ou idéologie du passé, semblent vouloir à tout prix, et souvent hors de prix, reconstruire des ponts dont le fonctionnement obsolète nuira aux facultés de développement de notre ville, nous allons repenser la ville autrement, avec ce handicap dont nous essaierons de faire un atout.

Le juste équilibre entre le respect du passé et la probabilité d'un avenir qui s'est déjà profilé nous  incite nécessairement au progrès.

L'enjeu est simple : faire de Sète, parce qu'elle en est la perle, la première ville balnéaire du Languedoc-Roussillon.

La réalisation de cet objectif est plus compliquée, nécessite de la volonté, de la détermination et le soutien de la population.

Pour ma part, je suis déterminé, avec le Parti des Sétois, c'est-à-dire avec tous les Sétois de bonne volonté, à conduire Sète vers le progrès, à la lumière de ce que nous avons réalisé par le passé et du constat que nous faisons qu’il est urgent, pour nous sauver du déclin, de Combattre pour Revivre.