03/11/2013

TARTUFE ON LINE

 « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! » C’est ce que j’ai cru lire, entre les lignes, dans le dernier numéro (Sète.fr) du magazine de propagande municipale où le groupe majoritaire renonce au droit d’expression du groupe majoritaire pour ne pas enfreindre la loi sur l’utilisation des moyens publics dans la campagne électorale ! Là, j’avoue, je suis admiratif.

Quel mauvais esprit suis-je de pouvoir penser un seul instant que François Commeinhes utiliserait l’argent public pour sa campagne électorale ! Jamais il ne ferait ça !

D’accord, il invite les nouveaux Sétois à une visite guidée en autobus et à l’apéritif qui suit, les mamans de l’île de Thau à une promenade en car, il régularise les contrats de tous les emplois précaires, – tout cela largement repris dans la presse locale –, lance des promotions de grade dans tous les services, embauche à tout va mais non, il ne ferait jamais de propagande politique dans le journal municipal ! Il n’est  même pas candidat.

« Honni soit qui mal y pense » comme il est écrit sur le blason de la perfide Albion et que l’on devrait reprendre en lettres d’or sur le logo de la ville de Sète. Hier, dans un sourire, on aurait laissé entendre élégamment que nous ne sommes pas des benêts. Dans un langage plus cru, un « djeun » me disait simplement hier: « il nous prend pour des billes » !

Et c’est bien ce qu’il fait, Tartufe. Toujours bien vivant.

J’ai lu dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes que le fait pour le maire d’avoir refusé de prendre part au vote dans l’attribution d’une paillote à un membre de sa famille devait  justement être considéré comme une circonstance permettant de rapporter la preuve qu’il connaissait parfaitement les irrégularités commises dans  la procédure (page 35). La manipulation aurait été d’autant plus réussie que son auteur aurait semblé y être étranger. C'est ce pauvre De Rinaldo qui devait s'y coller mais voilà, le malheur, c’est que tout le monde, juges compris, a découvert le subterfuge et que son auteur, connu de tous, n’est pas très malin. C’est comme ça que Tartufe se fait prendre à son propre piège et qu'il entraîne les siens dans sa chute. Fermez le ban, ou plutôt: Attendons la fin...Il n'y en a pas pour très longtemps.

En attendant, les tartuferies de Tartufe continuent.

Exténué de n’avoir rien fait pendant près de 13 ans, voilà qu'il se démène tous azimuts, ici, pour faire semblant d'acheter avec une   complicité locale un peu voyante un multiplexe qui ne verra jamais le jour, là, pour prévoir la construction d'une piscine olympique irréalisable dont il n’a pas le premier centime, mais aussi pour commander un éclairage public à 60 millions d’euros qui sera payé par les Sétois lorsqu'il aura disparu de la scène politique, et tout cela, en niant augmenter les impôts, pourtant en hausse de plus de 11 % entre 2010 et 2012, soit 4 fois l’augmentation du coût de la vie, et qu'il offre à la ville de Sète et à son adjoint aux finances la médaille d’or de la fiscalité locale !

- Vous avez dit Tartufe ?

- C’est évidemment pour ne pas dire menteur.