08/01/2013

LE BUDGET DE LA VILLE POURRAIT ETRE CASSE

Le Conseil Municipal de Sète se prépare à voter le Budget Primitif 2013.

 

Après la présentation squelettique d’un rapport incompréhensible au cours d’un échange poussif, le Conseil Municipal de Sète – majorité et opposition confondues – s’est trouvé suffisamment éclairé pour envisager le vote de son budget primitif le 29 janvier prochain.

 

On s’étonne de tant de désinvolture ! Je l’avais pourtant mis en garde par ma note du 19 décembre publiée dans ce blog (cf. archives) : «  A propos du DOB »

 

Le Débat d’Orientation Budgétaire doit avoir pour objet d’éclairer les élus et la population sur la situation financière de la commune au regard des budgets exécutés et, compte tenu des engagements financiers de la commune, au regard des budgets à venir.

 

C’est dans cet esprit que doivent être présentés les éléments de réflexion et de propositions qui permettront de réaliser les investissements indispensables à la collectivité  au cours des années qui viennent sans compromettre l’équilibre budgétaire de la commune – c’est-à-dire – la solvabilité de la ville.

 

On sait que l’adjoint aux finances, conscient des risques que court la commune, aurait aimé qu’un vrai débat s’instaure. Mais le maire, adoptant la tactique bien connue de l’édredon : mollesse, opacité et silence,  en a décidé autrement.

 

Le Débat d’Orientation Budgétaire est prévu par la loi pour assurer la transparence et le contrôle des finances publiques non seulement par l’autorité préfectorale mais aussi par la population qui est en définitive la seule concernée par les choix de ses élus qui se traduiront par des impôts nouveaux.

 

Et manifestement la transparence n’est pas au rendez-vous.

 

Comment voter un budget primitif pour l’année à venir sans connaître l’impact des dépenses envisagées, directement par l’emprunt ou indirectement par le recours au partenariat public privé, sur l’impôt des Sétois ?

 

Comment voter un budget primitif sans connaître l’impact sur la dette, des emprunts déjà contractés et de ceux qui devront l’être ?

 

Comment voter un budget primitif sans connaître la projection des dépenses ordinaires de la ville : traitements et salaires, mais aussi des folles dépenses de communication, des dépenses de carburant et de fournitures courantes etc. ?

 

Comment voter un budget primitif sans connaître la projection des recettes fiscales à venir au regard de la crise dans le bâtiment qui va réduire la croissance immobilière de la ville et des restrictions des participations de l’Etat ?

 

C’est une « politique de Gribouille » si les élus eux-mêmes ne savent pas. C’est un mensonge officiel si les élus savent et cachent la vérité à la population.

 

Dans tous les cas, c’est contraire à la loi.

 

Les Sétois doivent savoir ce qui les attend.