09/03/2014

LA FOLIE DU POUVOIR

Tout a changé depuis 2010 et pourtant personne ne s'en aperçoit ! Les ressources de l’agglo proviennent de la fiscalité des entreprises. C’est dire que l’emploi et le développement économique devraient être appréciés non pas dans le cadre étroit de la ville mais dans celui de l’intercommunalité.

Cette disposition aurait dû avoir pour effet de mettre en place une vraie politique intercommunale destinée à enrayer le déclin. Cela n’a pas été fait. Comme la plupart du temps, les élus ont préféré se répartir les fonds communs en « se faisant payer » un cadeau électoraliste plutôt que de choisir un axe capable de lutter contre le chômage en développant des richesses.

On croirait que le seul objectif de certains est de briller. « Strass et paillettes » ou « bling-bling », on ne raisonne aujourd’hui qu’en termes de « communication » comme disent les conseillers occultes qui n’ont jamais été élus et qui ne vivent que de la vanité de leurs éphémères patrons. Et lorsqu’on tombe sur un maire d’opérette né avec une cuillère d’argent dans la bouche et qui ne connaît rien à l’effort, on en arrive à l’aberration de la situation de Sète où le chômage augmente, où la fiscalité est étouffante, où les dettes s’accumulent sans que l’on décèle le début d’une possible amélioration.

Il faut donc changer de politique.

L’intercommunalité doit prendre en compte les atouts des villes de la communauté d’agglo et les jouer en les valorisant.

Les communes qui ont des terrains disponibles doivent pouvoir accueillir les entreprises. Les terrains y sont moins chers. Il faut baisser les coûts de revient des entreprises pour qu’elles restent sur le bassin d'emploi et que chacun  continue à bénéficier de leurs contributions.

Les communes qui ont un site géographique exceptionnel doivent développer le tourisme. Le commerce se développe naturellement dans les sites recherchés.

Les communes qui ont une spécialité locale ( thermalisme ou conchyliculture) doivent aussi développer leur économie locale.

Les communes qui ont un littoral facile d’accès et protégé doivent le valoriser. Toute la tradition portuaire et maritime confirme cette évidence.

Et, par-dessus tout, l’axe Sète/Frontignan doit servir de moteur à l’expansion économique du tout car ces deux communes disposent de tous ces atouts et bénéficient de l’infrastructure de base permettant le développement économique. C’est, à l’image de l’axe franco/allemand de l’Europe, l’axe du développement de notre bassin d’emploi.

Voilà ce qui est négligé depuis si longtemps faute de volonté politique de la principale ville de la communauté d’agglo qui ne voyait dans cette structure qu’une matière d’exercer la vanité du pouvoir en bénéficiant de ses prébendes.

La communauté d’agglo aurait dû être une magnifique machine à créer de l’emploi en permettant aux communes de faire des économies de fonctionnement. Moyennant quoi, les communes continuent à dépenser autant qu’avant. Et tout le monde, familles comme entreprises, sans savoir à quoi sert leur argent, se trouvent étranglés par la fiscalité.

C’est le résultat de l’incompétence, de la vanité et du dévoiement de la démocratie par la communication.

Il faut encourager et élargir la communauté d’agglo, faire des économies et définir une nouvelle politique économique favorable aux entreprises et à l’emploi.

03/11/2013

TARTUFE ON LINE

 « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! » C’est ce que j’ai cru lire, entre les lignes, dans le dernier numéro (Sète.fr) du magazine de propagande municipale où le groupe majoritaire renonce au droit d’expression du groupe majoritaire pour ne pas enfreindre la loi sur l’utilisation des moyens publics dans la campagne électorale ! Là, j’avoue, je suis admiratif.

Quel mauvais esprit suis-je de pouvoir penser un seul instant que François Commeinhes utiliserait l’argent public pour sa campagne électorale ! Jamais il ne ferait ça !

D’accord, il invite les nouveaux Sétois à une visite guidée en autobus et à l’apéritif qui suit, les mamans de l’île de Thau à une promenade en car, il régularise les contrats de tous les emplois précaires, – tout cela largement repris dans la presse locale –, lance des promotions de grade dans tous les services, embauche à tout va mais non, il ne ferait jamais de propagande politique dans le journal municipal ! Il n’est  même pas candidat.

« Honni soit qui mal y pense » comme il est écrit sur le blason de la perfide Albion et que l’on devrait reprendre en lettres d’or sur le logo de la ville de Sète. Hier, dans un sourire, on aurait laissé entendre élégamment que nous ne sommes pas des benêts. Dans un langage plus cru, un « djeun » me disait simplement hier: « il nous prend pour des billes » !

Et c’est bien ce qu’il fait, Tartufe. Toujours bien vivant.

J’ai lu dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes que le fait pour le maire d’avoir refusé de prendre part au vote dans l’attribution d’une paillote à un membre de sa famille devait  justement être considéré comme une circonstance permettant de rapporter la preuve qu’il connaissait parfaitement les irrégularités commises dans  la procédure (page 35). La manipulation aurait été d’autant plus réussie que son auteur aurait semblé y être étranger. C'est ce pauvre De Rinaldo qui devait s'y coller mais voilà, le malheur, c’est que tout le monde, juges compris, a découvert le subterfuge et que son auteur, connu de tous, n’est pas très malin. C’est comme ça que Tartufe se fait prendre à son propre piège et qu'il entraîne les siens dans sa chute. Fermez le ban, ou plutôt: Attendons la fin...Il n'y en a pas pour très longtemps.

En attendant, les tartuferies de Tartufe continuent.

Exténué de n’avoir rien fait pendant près de 13 ans, voilà qu'il se démène tous azimuts, ici, pour faire semblant d'acheter avec une   complicité locale un peu voyante un multiplexe qui ne verra jamais le jour, là, pour prévoir la construction d'une piscine olympique irréalisable dont il n’a pas le premier centime, mais aussi pour commander un éclairage public à 60 millions d’euros qui sera payé par les Sétois lorsqu'il aura disparu de la scène politique, et tout cela, en niant augmenter les impôts, pourtant en hausse de plus de 11 % entre 2010 et 2012, soit 4 fois l’augmentation du coût de la vie, et qu'il offre à la ville de Sète et à son adjoint aux finances la médaille d’or de la fiscalité locale !

- Vous avez dit Tartufe ?

- C’est évidemment pour ne pas dire menteur.

08/04/2013

LA BOÎTE A IDÉES

Les élections municipales sont l’occasion de réfléchir ensemble au projet que les citoyens veulent pour leur ville.

Les candidats sont là pour suggérer des solutions aux problèmes qui se posent dans la vie quotidienne.

Et bien sûr, même s’ils concernent avant tout la politique nationale, aux problèmes généraux de tous les Français : l’emploi, la fiscalité et le logement.

Concernant l’emploi, ce ne sont pas quelques emplois publics qui permettront d'assurer l'avenir de nos enfants. L’expérience nous l’a appris. Il en résulte simplement une fiscalité écrasante sur les entreprises et sur les ménages. Le laxisme de ces dernières semaines dans les embauches municipales pèsera lourd sur les impôts des Sétois et sur le budget de la ville. 

L’emploi local ne peut être amélioré que par la création d’une activité nouvelle qui assurera des débouchés aux jeunes générations. Il faut donc choisir le secteur capable de répondre à cet objectif.

En fondant notre projet sur « l’entreprise d’accueil » dans laquelle Sète doit être aux avant-postes, nous savons que nous travaillons pour l’avenir.

Et comme je l’ai écrit précédemment(cf. L’île au trésor), cela ne peut pas se faire sans effort. C’est pourquoi la vision d’une ville en devenir est nécessaire, même lorsque les changements suscitent débats, contestations, contradictions et décisions susceptibles de bousculer les habitudes.

En proposant des projets qui sortent de l’ordinaire, j’ai bien conscience de ne pas m’inscrire dans le doux train-train de promesses soporifiques. Je sais que le transfert du port de pêche,la relance du port de commerce, la réalisation d’un port de plaisance en centre-ville, la piétonisation de la Marine, le réaménagement du Port et des docks Richelieu, l’union des communes de l’étang de Thau, les nouvelles dessertes routières de Sète, une autre forme de coopération avec le Conseil Régional, sont autant de sujets qui susciteront des oppositions, mais je sais aussi que faute de réalimenter la boîte à idées, la ville s’asphyxiera.

Plutôt que de chercher ailleurs de vrais ou faux responsables, il me semble préférable de rechercher chez nous les solutions dont nous pouvons disposer.

C’est ce que je vous propose en sachant que tout ne se fera pas d’un seul coup mais que tout cela s’inscrira dans un plan soumis au vote des Sétois.

Cette vision d’avenir ne doit pas masquer la vision du quotidien qui nous impose de savoir compter, surtout lorsque la vie est difficile.

C’est pourquoi la fiscalité reste au centre de mes préoccupations. C'est pourquoi, je me suis engagé à la réduire. C’est pourquoi, contrairement à ceux qui pensent toujours pouvoir obtenir plus du contribuable ou quémander ailleurs des aides qui n’existent plus, je vous proposerai un système de financement qui s’inscrira à la fois dans une démarche d’entreprise et dans des budgets déjà prévus, ici ou ailleurs et d'opérer par transferts de ressources plutôt que par  création de ressources nouvelles.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est de tracer les lignes et les contours d’un projet qui doit assurer l’avenir indépendant de Sète, au cœur de l’étang de Thau, en valorisant notre capital dans le respect de l’environnement avec des ressources propres.

Nombreux étaient ceux ,il y a quelques années, qui se refusaient à admettre que Sète pouvait changer et qui savent bien aujourd’hui que puisque la vie est changement continuel, il nous appartient de l’accompagner et, au mieux, quand cela est possible, de le maîtriser.

C’est à ce prix que nous valoriserons l’avenir.