08/04/2013

LA BOÎTE A IDÉES

Les élections municipales sont l’occasion de réfléchir ensemble au projet que les citoyens veulent pour leur ville.

Les candidats sont là pour suggérer des solutions aux problèmes qui se posent dans la vie quotidienne.

Et bien sûr, même s’ils concernent avant tout la politique nationale, aux problèmes généraux de tous les Français : l’emploi, la fiscalité et le logement.

Concernant l’emploi, ce ne sont pas quelques emplois publics qui permettront d'assurer l'avenir de nos enfants. L’expérience nous l’a appris. Il en résulte simplement une fiscalité écrasante sur les entreprises et sur les ménages. Le laxisme de ces dernières semaines dans les embauches municipales pèsera lourd sur les impôts des Sétois et sur le budget de la ville. 

L’emploi local ne peut être amélioré que par la création d’une activité nouvelle qui assurera des débouchés aux jeunes générations. Il faut donc choisir le secteur capable de répondre à cet objectif.

En fondant notre projet sur « l’entreprise d’accueil » dans laquelle Sète doit être aux avant-postes, nous savons que nous travaillons pour l’avenir.

Et comme je l’ai écrit précédemment(cf. L’île au trésor), cela ne peut pas se faire sans effort. C’est pourquoi la vision d’une ville en devenir est nécessaire, même lorsque les changements suscitent débats, contestations, contradictions et décisions susceptibles de bousculer les habitudes.

En proposant des projets qui sortent de l’ordinaire, j’ai bien conscience de ne pas m’inscrire dans le doux train-train de promesses soporifiques. Je sais que le transfert du port de pêche,la relance du port de commerce, la réalisation d’un port de plaisance en centre-ville, la piétonisation de la Marine, le réaménagement du Port et des docks Richelieu, l’union des communes de l’étang de Thau, les nouvelles dessertes routières de Sète, une autre forme de coopération avec le Conseil Régional, sont autant de sujets qui susciteront des oppositions, mais je sais aussi que faute de réalimenter la boîte à idées, la ville s’asphyxiera.

Plutôt que de chercher ailleurs de vrais ou faux responsables, il me semble préférable de rechercher chez nous les solutions dont nous pouvons disposer.

C’est ce que je vous propose en sachant que tout ne se fera pas d’un seul coup mais que tout cela s’inscrira dans un plan soumis au vote des Sétois.

Cette vision d’avenir ne doit pas masquer la vision du quotidien qui nous impose de savoir compter, surtout lorsque la vie est difficile.

C’est pourquoi la fiscalité reste au centre de mes préoccupations. C'est pourquoi, je me suis engagé à la réduire. C’est pourquoi, contrairement à ceux qui pensent toujours pouvoir obtenir plus du contribuable ou quémander ailleurs des aides qui n’existent plus, je vous proposerai un système de financement qui s’inscrira à la fois dans une démarche d’entreprise et dans des budgets déjà prévus, ici ou ailleurs et d'opérer par transferts de ressources plutôt que par  création de ressources nouvelles.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est de tracer les lignes et les contours d’un projet qui doit assurer l’avenir indépendant de Sète, au cœur de l’étang de Thau, en valorisant notre capital dans le respect de l’environnement avec des ressources propres.

Nombreux étaient ceux ,il y a quelques années, qui se refusaient à admettre que Sète pouvait changer et qui savent bien aujourd’hui que puisque la vie est changement continuel, il nous appartient de l’accompagner et, au mieux, quand cela est possible, de le maîtriser.

C’est à ce prix que nous valoriserons l’avenir.

01/04/2013

L’ILE AU TRESOR

De « l’île au trésor », le fameux livre de Robert Stevenson, j’ai retiré deux messages :

-     le 1er, c’est que la découverte du trésor commence par le voyage que l’on doit préparer,

-     le 2ème, c’est que la loyauté entre l'équipage et le capitaine est le meilleur passeport pour le succès de l'entreprise. Il faut dire la vérité.

Le trésor, comme l’expliquait le laboureur à ses enfants, s’obtient par le travail qu’il faut accomplir pour obtenir les fruits que l’on espère.

Sète est notre île. La mer et le soleil, nos outils.

"L'Entreprise d'accueil " sera notre richesse.

Richesse, au sens de générosité d’abord. Le sens de l’accueil est le fondement de la réussite de toute activité économique de type touristique. C’est ce que les Sétois savent faire de mieux.

Richesse du partage entre l’hôte et le visiteur : partage d’expérience, de culture, de souvenirs et surtout partage d’un avenir commun.

C’est l'avenir commun de l’hôte et du visiteur, trésor de notre île, que nous devons découvrir.

Bien sûr, il va falloir le ramener sur nos quais. Mais nous y arriverons. Nous savons qu’il existe et qu’il suffit de nous en donner la peine pour le trouver à condition, comme pour l’île au trésor, de choisir la bonne voie.

Et la route du trésor n’est évidemment pas facile. Sinon, ça se saurait et il n’y aurait plus de trésor à trouver. C’est ce qui est arrivé partout où le choix de la facilité l’a emporté sur le choix de l’effort.

Le trésor de Sète est encore entier,  entre mer et soleil. Et nous avons la clef du coffre.

Alors que les stations touristiques de la « Mission Racine » ont mis à nu la réalité mercantile de l’industrie touristique, le patrimoine historique de Sète offre au Languedoc-Roussillon  la perle immaculée de la Région.

La richesse des services à fournir exige toutes ces qualités qui font défaut à ceux qui n’ont vu dans le tourisme qu’une nouvelle forme d’exploitation.

Je vous invite à explorer le trésor de Sète, c'est-à-dire, son âme, en empruntant la seule route qui mène à la rencontre de notre visiteur. Celle qui se cache dans les quartiers historiques de la ville, là où bat le cœur de Sète. C’est là que nous devons faire grandir et s’épanouir l’embryon qui fera de Sète l’île au trésor du Languedoc-Roussillon avec toutes ces exploitations labourées au quotidien par des hommes et des femmes au travail.

Le moyen d’y conduire les visiteurs en quête de leur découverte, sera la deuxième étape de notre voyage : faire de l’étang de Thau le centre de notre communauté. C’est la fusion d’un site historique et de toute sa population qui nous donnera la combinaison du coffre dans lequel se trouve le trésor de Sète.

11/03/2013

UN GRAND PROJET : L’UNION DE L’ETANG DE THAU

 

S’il est un projet que j’ai toujours porté, c’est bien celui-là.

Contrecarré par ceux qui avaient l’ambition de faire de Sète une simple banlieue de Montpellier, tout en se dotant d’un port susceptible de servir leurs ambitions régionales, mais aussi par quelques beaux esprits qui ne réfléchissaient pas plus loin que le bout de leur nez et qui croyaient voir dans une union  avec Montpellier le développement économique dont ils rêvaient mais dont ils ne voulaient pas se donner la peine, et enfin par des élus qui, paresseusement, s’en remettaient en vassaux soumis à un plus puissant qu’eux moyennant quelques honneurs et quelques avantages matériels, ce dossier est plus que jamais d’actualité.

De quoi s’agit-il ? De faire du lien géographique incontestable que constitue l’étang de Thau entre les communes de Sète et de Mèze,  l’axe de développement d’un pays rassemblé par  une volonté de développement commun.

Nul ne peut douter que l’économie de l’étang de Thau autour de la production, de l’élevage et de la commercialisation du coquillage, constitue une richesse qui demande encore à être développée pour donner à la Région un pôle de développement agroalimentaire et touristique capable de rivaliser avec les productions de l’Ouest de notre pays.

Mais cette union, dont tout le monde parle, ne se fera pas sans que nous acceptions les uns et les autres des efforts, en particulier, sur notre « ego ». Et, par conséquent, la réunion en une seule entité des trois structures intercommunales qui régissent les dossiers communs à cet ensemble.

Lorsque j’ai indiqué me présenter aux prochaines élections municipales pour un seul mandat, c’était bien pour démontrer ma volonté d’agir vite et bien, sans espoir de récompense ou de reconnaissance. Je sais trop combien la paralysie guette ceux qui cherchent seulement à se maintenir au pouvoir.

Je ne suis pas dans ce cas pour les raisons que j’ai déjà exprimées.

Je ne cherche donc aucune présidence d’une quelconque structure intercommunale. Je cherche simplement à rendre cohérentes et plus efficaces des organisations disparates dont la réunion signerait une nouvelle entité capable de répondre aux défis du futur.

Je sais que de nombreux professionnels de l’étang de Thau le souhaitent, sans parvenir jusqu’à présent à se faire entendre.

Je voudrais simplement me mettre à leur service en démontrant aux élus en place qu’il est de leur intérêt de créer une synergie entre eux en agissant sur plusieurs leviers :

-Tirer les conclusions démocratiques de leur rapport de force politique

- Servir de lien entre les organisations professionnelles conchylicoles et mytilicoles concernées

- Faciliter les liaisons entre le nord et le sud de l’étang de Thau, paralysées par une circulation automobile contraignante

-Constituer un pôle de développement d'accueil touristique autour du nord et du sud de l’étang de Thau

- Favoriser les liaisons nord dans l’hinterland du port de Sète pour offrir au port les zones industrielles de l’arrière-pays qui lui font défaut.

C’est ainsi que j’entends la coopération intercommunale. Certainement pas en termes de pouvoir personnel ou de rivalité géographique mais en termes de développement commun induit par l’interactivité de toutes les communes qui composent cet espace.

 

Les premiers contacts que j’ai pris me laissent penser que si chacun nourrit cet espoir, personne jusqu’à présent ne s’est senti suffisamment armé pour lui donner une réalité.

 

Je pense pouvoir aider à y parvenir. Je pense que c’est un vrai projet, cohérent avec ce que je propose pour le développement économique de la ville de Sète, capable de rassembler toutes les communes du pourtour de l’étang de Thau, pour le bénéfice et la prospérité de chacune d’elles.

 

Je sais qu’il dépasse la seule volonté des Sétois. Mais il leur appartient de dire s’ils y adhèrent et décident de prendre leur avenir en mains ou s’ils préfèrent s’en remettre à la volonté d’un suzerain montpelliérain. C’est ce qu’on leur a proposé jusqu’à maintenant. C’est avec cette tendance au renoncement que je propose de rompre pour entamer une nouvelle marche en avant.