10/11/2013

APPELEZ-MOI LE LARBIN !

(Ce document confidentiel d'une communication téléphonique entre le maire de Sète et le Président du Conseil Régional est extrait des archives de la NSA et a été transmis à titre amical par Barak Obama à Yves Marchand)

- Allo, mon petit François ?

- Oui, M. le Président

- Dis-moi, mon petit François, ça ne va pas du tout, tu te laisses aller !

- Comment, M.le Président ? De quoi voulez-vous parler ?

- Eh bien, de nos accords ! J'ai fait la peau à Giordano, je maintiens Lubrano hors de l'eau, j'ai calmé Denaja, je fous la paix à Liberti et toi, tu glandes !

- Mais, Monsieur le Président, vous savez bien que je ne peux rien faire tant que je n'ai pas déclaré officiellement ma candidature! Je fais tout ce que je peux en faisant croire que je ne fais pas campagne tout en la faisant mais je ne peux pas aller plus loin! En tout cas, c'est ce que Dugrip me dit.. Je suis désolé mais c'est pour notre bien commun! Enfin, je crois...

- Arrête de me faire des phrases et de bafouiller. Tu m'avais promis qu'il n'y aurait pas de bulles avec Marchand sur le port et ça n'arrête pas, tu m'avais promis que tu t'engagerais sur la Métropole contre Bouldoire et c'est le silence, tu m'avais promis que tu te mettrais d'accord avec d'Ettore pour qu'il n'y ait pas de criée départementale à Agde et c'est comme si c'était fait, alors je me demande pour qui tu me prends ?

- Mais, M. le Président, ce que j'ai promis, je... je vous promets ... 

- Comme d'habitude ! Jusqu'à ce que tu renonces ! Je me souviens encore de la communauté d'agglo ou tu t'es fait b... par Bouldoire et par Marchand !

- Je.. Je suis désolé mais....

- Pas de Mais, mon petit François ! Va falloir exécuter, sinon, tu ne vas pas être à la récré ! Tu viens de me demander de te laisser le "canal royal" pour stationner tes foutues barques de joutes dont je n'ai rien à foutre ! J'avais dit non à Lubrano qui a fermé sa gueule. Tu reviens à la charge pour répondre à Marchand que tu gardes la maîtrise sur le port ! Tu prends vraiment les gens pour des c.. N'oublie pas qui est le patron, quand même! Je veux bien te faire plaisir mais faut payer.

- Bien sûr, M. le Président.Que voulez-vous que je fasse ?

- D'abord, tu vas enfin déclarer ta candidature officielle !

- Mais, M. le Président, je vais être mis en examen pour cette histoire de paillotes et je pense que ça la foutra mal. Le procureur a l'air de se calmer. Mais on sait jamais. C'est pour ça que j'attends jusqu'à la fin de l'année. Si rien ne se passe d'ici là, je pense qu'ils ne feront rien contre moi avant les élections. Je joue la montre !

- Ecoute, moi, je m'en fous de tout ça ! Si tu as fait des c...ries, faudra payer mais je ne veux pas payer pour toi. J'en ai assez sur le dos avec l'héritage de Frêche et toutes les histoires de Montpellier. Alors ne m' emm... avec tes affaires sétoises. Si tu joues la montre, remets ta tocante à l'heure parce qu'elle retarde !

- Bon, d'accord, M. le Président. Je vais faire ce que vous dites. Je vais me déclarer mais si ça tourne mal, je ne pourrai sans doute pas y aller...

- Ça, je m'en fous, on trouvera toujours quelqu'un pour te remplacer! On m'a dit qu'ils se préparent tous derrière toi: Anfosso, de Rinaldo, Llanos ou Pacull. J'aurai l'embarras du choix. Tout sauf Marchand ! N'oublie-pas que tu es là pour ça et seulement pour ça.

- Je sais, M. le Président. D'ailleurs, je n'en demande pas plus. Vous savez bien. Je suis là pour vous servir, pour vous aider.. Dites... Je serai bien Vice Président de la Métropole? Frêche m'avait promis d'être premier Vice-président de la Communauté. Rien n'a changé ?

- Tout dépend de toi, mon petit François ! Ou je peux compter sur toi, ou je ne peux pas... 

- Je peux encore vous poser une question ?

- Vas-y !

- Combien ça gagne un Vice-président de Métropole ?

- "Clic"...

03/11/2013

TARTUFE ON LINE

 « Cachez ce sein que je ne saurais voir ! » C’est ce que j’ai cru lire, entre les lignes, dans le dernier numéro (Sète.fr) du magazine de propagande municipale où le groupe majoritaire renonce au droit d’expression du groupe majoritaire pour ne pas enfreindre la loi sur l’utilisation des moyens publics dans la campagne électorale ! Là, j’avoue, je suis admiratif.

Quel mauvais esprit suis-je de pouvoir penser un seul instant que François Commeinhes utiliserait l’argent public pour sa campagne électorale ! Jamais il ne ferait ça !

D’accord, il invite les nouveaux Sétois à une visite guidée en autobus et à l’apéritif qui suit, les mamans de l’île de Thau à une promenade en car, il régularise les contrats de tous les emplois précaires, – tout cela largement repris dans la presse locale –, lance des promotions de grade dans tous les services, embauche à tout va mais non, il ne ferait jamais de propagande politique dans le journal municipal ! Il n’est  même pas candidat.

« Honni soit qui mal y pense » comme il est écrit sur le blason de la perfide Albion et que l’on devrait reprendre en lettres d’or sur le logo de la ville de Sète. Hier, dans un sourire, on aurait laissé entendre élégamment que nous ne sommes pas des benêts. Dans un langage plus cru, un « djeun » me disait simplement hier: « il nous prend pour des billes » !

Et c’est bien ce qu’il fait, Tartufe. Toujours bien vivant.

J’ai lu dans le dernier rapport de la chambre régionale des comptes que le fait pour le maire d’avoir refusé de prendre part au vote dans l’attribution d’une paillote à un membre de sa famille devait  justement être considéré comme une circonstance permettant de rapporter la preuve qu’il connaissait parfaitement les irrégularités commises dans  la procédure (page 35). La manipulation aurait été d’autant plus réussie que son auteur aurait semblé y être étranger. C'est ce pauvre De Rinaldo qui devait s'y coller mais voilà, le malheur, c’est que tout le monde, juges compris, a découvert le subterfuge et que son auteur, connu de tous, n’est pas très malin. C’est comme ça que Tartufe se fait prendre à son propre piège et qu'il entraîne les siens dans sa chute. Fermez le ban, ou plutôt: Attendons la fin...Il n'y en a pas pour très longtemps.

En attendant, les tartuferies de Tartufe continuent.

Exténué de n’avoir rien fait pendant près de 13 ans, voilà qu'il se démène tous azimuts, ici, pour faire semblant d'acheter avec une   complicité locale un peu voyante un multiplexe qui ne verra jamais le jour, là, pour prévoir la construction d'une piscine olympique irréalisable dont il n’a pas le premier centime, mais aussi pour commander un éclairage public à 60 millions d’euros qui sera payé par les Sétois lorsqu'il aura disparu de la scène politique, et tout cela, en niant augmenter les impôts, pourtant en hausse de plus de 11 % entre 2010 et 2012, soit 4 fois l’augmentation du coût de la vie, et qu'il offre à la ville de Sète et à son adjoint aux finances la médaille d’or de la fiscalité locale !

- Vous avez dit Tartufe ?

- C’est évidemment pour ne pas dire menteur.