11/03/2013

UN GRAND PROJET : L’UNION DE L’ETANG DE THAU

 

S’il est un projet que j’ai toujours porté, c’est bien celui-là.

Contrecarré par ceux qui avaient l’ambition de faire de Sète une simple banlieue de Montpellier, tout en se dotant d’un port susceptible de servir leurs ambitions régionales, mais aussi par quelques beaux esprits qui ne réfléchissaient pas plus loin que le bout de leur nez et qui croyaient voir dans une union  avec Montpellier le développement économique dont ils rêvaient mais dont ils ne voulaient pas se donner la peine, et enfin par des élus qui, paresseusement, s’en remettaient en vassaux soumis à un plus puissant qu’eux moyennant quelques honneurs et quelques avantages matériels, ce dossier est plus que jamais d’actualité.

De quoi s’agit-il ? De faire du lien géographique incontestable que constitue l’étang de Thau entre les communes de Sète et de Mèze,  l’axe de développement d’un pays rassemblé par  une volonté de développement commun.

Nul ne peut douter que l’économie de l’étang de Thau autour de la production, de l’élevage et de la commercialisation du coquillage, constitue une richesse qui demande encore à être développée pour donner à la Région un pôle de développement agroalimentaire et touristique capable de rivaliser avec les productions de l’Ouest de notre pays.

Mais cette union, dont tout le monde parle, ne se fera pas sans que nous acceptions les uns et les autres des efforts, en particulier, sur notre « ego ». Et, par conséquent, la réunion en une seule entité des trois structures intercommunales qui régissent les dossiers communs à cet ensemble.

Lorsque j’ai indiqué me présenter aux prochaines élections municipales pour un seul mandat, c’était bien pour démontrer ma volonté d’agir vite et bien, sans espoir de récompense ou de reconnaissance. Je sais trop combien la paralysie guette ceux qui cherchent seulement à se maintenir au pouvoir.

Je ne suis pas dans ce cas pour les raisons que j’ai déjà exprimées.

Je ne cherche donc aucune présidence d’une quelconque structure intercommunale. Je cherche simplement à rendre cohérentes et plus efficaces des organisations disparates dont la réunion signerait une nouvelle entité capable de répondre aux défis du futur.

Je sais que de nombreux professionnels de l’étang de Thau le souhaitent, sans parvenir jusqu’à présent à se faire entendre.

Je voudrais simplement me mettre à leur service en démontrant aux élus en place qu’il est de leur intérêt de créer une synergie entre eux en agissant sur plusieurs leviers :

-Tirer les conclusions démocratiques de leur rapport de force politique

- Servir de lien entre les organisations professionnelles conchylicoles et mytilicoles concernées

- Faciliter les liaisons entre le nord et le sud de l’étang de Thau, paralysées par une circulation automobile contraignante

-Constituer un pôle de développement d'accueil touristique autour du nord et du sud de l’étang de Thau

- Favoriser les liaisons nord dans l’hinterland du port de Sète pour offrir au port les zones industrielles de l’arrière-pays qui lui font défaut.

C’est ainsi que j’entends la coopération intercommunale. Certainement pas en termes de pouvoir personnel ou de rivalité géographique mais en termes de développement commun induit par l’interactivité de toutes les communes qui composent cet espace.

 

Les premiers contacts que j’ai pris me laissent penser que si chacun nourrit cet espoir, personne jusqu’à présent ne s’est senti suffisamment armé pour lui donner une réalité.

 

Je pense pouvoir aider à y parvenir. Je pense que c’est un vrai projet, cohérent avec ce que je propose pour le développement économique de la ville de Sète, capable de rassembler toutes les communes du pourtour de l’étang de Thau, pour le bénéfice et la prospérité de chacune d’elles.

 

Je sais qu’il dépasse la seule volonté des Sétois. Mais il leur appartient de dire s’ils y adhèrent et décident de prendre leur avenir en mains ou s’ils préfèrent s’en remettre à la volonté d’un suzerain montpelliérain. C’est ce qu’on leur a proposé jusqu’à maintenant. C’est avec cette tendance au renoncement que je propose de rompre pour entamer une nouvelle marche en avant.