06/01/2014

MOBILISATION GENERALE

Il y a un temps pour tout. Un temps pour les vœux et un temps pour l’action. Une chose est de se lamenter sur la situation de Sète, une autre, de prendre les mesures qui permettront de redresser la barre. On me faisait savoir il y a quelques jours que jamais les Sétois ne comprendraient mon choix de reprendre leur liberté à l’égard de la Région, que les jeux étaient faits et qu’il n’y avait donc plus qu’à s’incliner.

Bref le discours du déclin dans toute sa splendeur.

L’acceptation de la collaboration, sans laquelle il n’y aurait jamais de libération.

Dieu me pardonne mais, quitte à accepter de perdre gros, je suis prêt à parier le contraire !

D’abord, je suis sûr qu’après avoir fait le constat de l’échec cuisant de la municipalité actuelle dans le domaine économique – qui est pourtant l’essentiel de sa tâche – les Sétois ne se sont pas résignés au désœuvrement, à la pauvreté et au mépris de leurs voisins montpelliérains. Ils sont d’ores et déjà déterminés à remonter la pente.

Ensuite, je suis sûr que notre discours sur le changement de cap, au moment où l’on ne peut plus espérer davantage des activités traditionnelles de la ville et du port, a pris racine  et que chacun est convaincu que la seule chance de Sète réside dans sa fonction de ville balnéaire et touristique avec la plaisance comme étendard de sa réussite.

Enfin, je suis sûr que chacun a compris aussi que le changement de cap ne signifiait pas un accroissement des charges publiques mais au contraire une chance de percevoir les fruits de notre capital investi au lieu de verser des rentes à la Région qui se comporte en colonisateur.

Voici les trois raisons qui me conduisent à sonner la mobilisation générale autour du Parti des Sétois.

Je n’invite personne à une partie de plaisir. Je sais que la route du succès est semée d’embûches. Je ne connais pas de réussite sans effort.

C’est pourquoi, j’ai déjà dit que la première phase de notre action résidait dans la remise en ordre de la « maison Sète ». Et il y en a bien besoin.

Cela signifie que chacun va devoir y mettre du sien, non pas en payant davantage comme le préconisent les lâches et les incapables, mais :

-en renonçant aux prébendes qui sont devenues un système de gouvernement,

-en rationalisant les tâches entre la ville et l’agglo pour faire des économies

-en aidant l’entreprise privée à se développer pour créer de nouveaux profits et donc l’emploi au lieu de lui mettre les bâtons dans les roues 

-en mettant les autres collectivités territoriales (Département et Région) face à leurs responsabilités pour développer un programme commun plutôt que de nous soumettre comme des larbins.

Je n’ai jamais cru que la soumission puisse engendrer le succès et encore moins le bonheur. C’est pourtant ce qu’on a essayé de faire croire aux Sétois depuis 8 ans en leur racontant que la Région était leur sauveur et que sans elle les Sétois seraient perdus. Si les plus crédules ou les plus confiants ont pu se faire abuser, ils ont compris que la propagande de la municipalité n’était qu’un travestissement de la vérité.

Ce sont les Sétois qui s’appauvrissent et la Région qui s’enrichit !

Pour mettre un terme à tout cela, j’invite chacun à prendre confiance dans l’avenir, à trouver comment il pourra être utile à sa ville, à assumer ses choix, à ne plus se cacher et à se lancer avec le Parti des Sétois dans la reconquête d’une ville qui croule sous les atouts mais qui meurt de ne pas les jouer.

J’ai lu dans la déclaration de candidature du maire sortant qu’il invitait les Sétois « à continuer » avec lui, ce qui veut dire « à continuer la politique de collaboration, à accepter la servitude en renonçant à leur indépendance, à se faire exploiter par le colonisateur en renonçant à leurs justes profits portuaires, bref à continuer à être des fantoches ».

Je ne peux pas imaginer que la seule ambition des Sétois soit de renoncer à leur personnalité pour ne pas faire de vagues.

Je les invite, moi, à faire des vagues pour secouer le joug et redevenir fiers de ce qu’ils ont été et qu’ils n’ont, au fond, jamais  cessé d’être.