18/11/2013

VOX POPULI

Les élections constituent le moment le plus fort et le plus important de la vie démocratique.

Seuls quelques esprits faux cherchent à falsifier le jeu démocratique en laissant croire que le choix doit être préalable, filtré, et que le peuple n’aura d'option qu’entre les candidats retenus par des "initiés". Ma réflexion vise évidemment le principe des primaires – vicieux entre tous – dans notre système,  mais aussi cette idée que la pluralité de candidatures serait un facteur de divisions et qu’il faudrait, au nom de la raison et de l’efficacité, limiter le choix démocratique.

Concernant les « Primaires », cette mode devra être abolie. Emprunté au système américain qui n’a pourtant rien à voir avec le nôtre, puisque dépourvu de 1er tour, il exige chez eux de choisir les grands électeurs entre les deux partis dominants:Républicains et Démocrates. Cette méthode est inadaptable et inadaptée à notre Constitution.

Elle aboutit en effet chez nous à faire choisir le candidat du parti qui portera ses couleurs par des militants dont le seul mérite aura été de payer une cotisation, alors que la cinquième République est fondée sur le dialogue direct d’un candidat avec la France tout entière sans considération partisane.

Le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe en voyant ce que les socialistes ont fait de l’élection présidentielle au suffrage universel et ce que l’UMP s’apprête à en faire, par mimétisme ou démagogie.

Et on voit ce que cette monstruosité politique a produit. François Hollande en est le piètre résultat.

Concernant la pluralité de candidatures, elle est fondamentale dans toute démocratie digne de ce nom. Seuls les régimes totalitaires limitent le choix des électeurs pour favoriser un dictateur ou un parti au pouvoir. Les vraies démocraties ouvrent largement l’éventail du choix.

D’après ce que j’ai compris du raisonnement de l’actuelle majorité municipale de Sète, ma candidature serait une candidature de division susceptible « de faire passer la gauche ». J’avoue ne pas comprendre. Ma candidature est une candidature sétoise, pourvue d’un programme pour Sète et les Sétois, refusant toute tutelle politique et portée par un parti local : Le Parti des Sétois.

J’aurais tendance à penser par ironie que toutes les autres candidatures pourraient être considérées comme des candidatures de division dès lors que le Parti des Sétois est un parti fédérateur qui refuse toute discrimination entre Sétois. Mais loin de moi cette idée. J’ai trop de respect pour mes concurrents pour me laisser aller à une telle schématisation.

Alors de grâce ne caricaturons pas le droit de vote des Sétois.

Ce sont eux et  eux seuls qui choisiront et qui décideront si un tel ou un tel est digne de présider pour 6 ans aux destinées de Sète.

Parmi les candidats certains ont fait leurs preuves : au moins 3 d’entre eux. Pour ceux-là, les électeurs sauront à quoi s’en tenir. Ils savent qui a bien géré, qui a gâché ses chances, qui n’a pas su s’imposer, mais aussi qui a eu des idées et les a réalisées, qui n’a pas eu cette préoccupation, qui a volé les idées des autres. Bref, chacun de ces trois candidats a un bilan et une expérience. Les autres n’en ont pas. Les électeurs peuvent préférer un candidat d’expérience ou un ingénu. C’est à eux de le dire. C'est ce qu'ils feront.

Les électeurs peuvent préférer un candidat ambitieux pour lui-même ou un candidat passeur de relais au service de sa ville. Tous les choix sont permis et ce sont les électeurs qui décideront sans considération des volontés partisanes des uns ou des autres, sans considération des choix de militants, d’affidés ou de sympathisants.

Le Parti des Sétois est porteur d’une ambition pour Sète et demande à être jugé par tous les Sétois pour ce qu’il est, par une population au service de laquelle il a décidé de se mettre, sans autre considération partisane que celle de servir sa ville.

Le 30 Novembre, je préciserai les choses.

02/09/2013

PROVIDENCE ET VOLONTE POPULAIRE

Le suffrage universel reste, pour un peuple épris de liberté, le seul moyen de décider de son avenir.

Cela signifie d’abord que le peuple a pris conscience de sa situation et qu’il estime possible de l’améliorer en changeant ses dirigeants. C’est la volonté populaire.

Cela signifie ensuite que se présente à lui une alternative nouvelle susceptible de répondre à ses aspirations. C’est la providence.

Cela signifie enfin que le changement doit se faire dans la légalité en respectant les règles de la démocratie, c’est-à-dire de la majorité. C’est la règle de l’alternance.

Seule la combinaison de ces trois conditions permet le changement.

Sète a-t-elle pris conscience en 2013 de la situation d’abandon dans laquelle elle se trouve après l’abdication définitive de l’équipe Commeinhes au profit du Conseil Régional ?

Sète a- t- elle à sa disposition une alternative crédible à ce pouvoir de fin de règne dévoré par des profiteurs qui cherchent à bénéficier encore un temps sur le dos des contribuables de prébendes aussi injustes qu’extravagantes ?

Sète acceptera-t-elle de protester contre l’usage illégal, immodéré et spoliateur des deniers publics au profit du maire-candidat (politique de communication payée par le budget municipal {120.000€ pour faire valoir les réalisations de la ville} – utilisation des employés municipaux dans un porte à porte indécent pour vanter la politique du maire dans les quartiers – promesses d’avantages divers dans l’avenir contre engagement électoral etc.) ?

Les réponses à ces trois questions conditionnent l’avenir de Sète et des Sétois.

Les élections ne permettent pas d’offrir sur un plateau un homme providentiel à une ville à la dérive, mais de faire équipe, entre Sétois, pour redresser la situation.

C’est ce que je vous propose et que propose le Parti des Sétois. Nos engagements sont clairs. Ils tendent à reprendre la gestion du port, seul capital qui nous avait été légué par nos ancêtres, dont nous avons été spoliés, à mettre de la transparence dans les comptes publics et particulièrement dans les dépenses, à faire cesser des abus inadmissibles, à mettre les recettes, c’est-à-dire, les impôts locaux,  en adéquation avec des dépenses maîtrisées et à remettre les services publics locaux en ordre de marche, qu’il s’agisse de la propreté de la ville, de la sécurité des quartiers ou de la mise à disposition des moyens collectifs au profit de tous les particuliers.

Le Parti des Sétois s’inscrit dans la dynamique souhaitée par les Sétois, refuse les combinaisons électorales et les combines, tout court.

Il se présentera aux élections municipales pour gagner en offrant aux Sétois la majorité homogène à laquelle ils aspirent pour accomplir, dans le respect de l’opposition, la tâche définie par les engagements pris. Il n’y aura pas de place pour le compromis.

C’est la garantie qu’offre à Sète le Parti des Sétois.