03/06/2013

Holmeinhes ou Collande ?

Qu'est-ce que la Politique? Parlons, bien entendu, de politique municipale. L’expérience m’a appris que, dans l’exercice de ses métiers (cf. « Les 7 métiers du maire » publié sur ce blog le 6 février dernier), le maire doit à la fois : montrer une voie, être raisonnable et répondre à l’attente de ses administrés. C’est ce que vient de me rappeler une lectrice qui s’interroge sur la faisabilité d’un certain nombre de projets.

Il est dans la nature des électeurs de rappeler les élus à leurs préoccupations quotidiennes et dans la nature des élus d’entraîner les électeurs vers le changement qui s’annonce. Et ce dialogue est constructif.

Au fameux adage de Guillaume d’Orange : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer », on m’objecte que « l’espoir est le moteur de l’action et la réussite, le meilleur remède contre le découragement ». C’est vrai.

La politique est d’abord un message d’espoir. Mais il ne s’agit pas de vendre une utopie. La politique est aussi un message de réalisme.

La politique est donc un message d’espoir réaliste. L’attentisme est le refuge des faibles, traduit par le désenchantement du « On n’y peut rien ! » ou dans la soumission du « Ils sont plus forts » et dans tous les cas par la résignation du : « On ne fait rien ».

Le message que la masse des électeurs lance aujourd’hui partout à ses élus, c’est plutôt : « Réagissez contre la léthargie et l’asservissement ! »

Chacun de nous sait bien qu’il doit prendre son avenir en main et les élus n’ont pas le droit de se laisser aller à l'attentisme avec la complicité de quelques obligés confortablement installés dans leurs prébendes. C'est contre cette attitude qu'il faut lutter. La politique, c'est l'action.

Je me suis engagé dans cette aventure municipale non seulement pour confirmer aux Sétois qu'ils disposent d'atouts exceptionnels – ce qu’ils savent déjà – mais surtout, pour qu’ils ne les conservent pas dans leur jeu et qu’ils se décident enfin à les jouer.

Ce n’est qu’à ce prix qu’on gagne la partie.

Il faut faire avec ce dont on dispose: site géographique, soleil, mer, climat. Ces atouts, reconnus par tous, profiteront de toute façon à quelqu'un. Ce sera à ceux qui sauront les exploiter. Alors, la Région ou Nous ?

Pourquoi ne serait-ce pas nous ?

C’est ce que soutient le Parti des Sétois.

08/04/2013

LA BOÎTE A IDÉES

Les élections municipales sont l’occasion de réfléchir ensemble au projet que les citoyens veulent pour leur ville.

Les candidats sont là pour suggérer des solutions aux problèmes qui se posent dans la vie quotidienne.

Et bien sûr, même s’ils concernent avant tout la politique nationale, aux problèmes généraux de tous les Français : l’emploi, la fiscalité et le logement.

Concernant l’emploi, ce ne sont pas quelques emplois publics qui permettront d'assurer l'avenir de nos enfants. L’expérience nous l’a appris. Il en résulte simplement une fiscalité écrasante sur les entreprises et sur les ménages. Le laxisme de ces dernières semaines dans les embauches municipales pèsera lourd sur les impôts des Sétois et sur le budget de la ville. 

L’emploi local ne peut être amélioré que par la création d’une activité nouvelle qui assurera des débouchés aux jeunes générations. Il faut donc choisir le secteur capable de répondre à cet objectif.

En fondant notre projet sur « l’entreprise d’accueil » dans laquelle Sète doit être aux avant-postes, nous savons que nous travaillons pour l’avenir.

Et comme je l’ai écrit précédemment(cf. L’île au trésor), cela ne peut pas se faire sans effort. C’est pourquoi la vision d’une ville en devenir est nécessaire, même lorsque les changements suscitent débats, contestations, contradictions et décisions susceptibles de bousculer les habitudes.

En proposant des projets qui sortent de l’ordinaire, j’ai bien conscience de ne pas m’inscrire dans le doux train-train de promesses soporifiques. Je sais que le transfert du port de pêche,la relance du port de commerce, la réalisation d’un port de plaisance en centre-ville, la piétonisation de la Marine, le réaménagement du Port et des docks Richelieu, l’union des communes de l’étang de Thau, les nouvelles dessertes routières de Sète, une autre forme de coopération avec le Conseil Régional, sont autant de sujets qui susciteront des oppositions, mais je sais aussi que faute de réalimenter la boîte à idées, la ville s’asphyxiera.

Plutôt que de chercher ailleurs de vrais ou faux responsables, il me semble préférable de rechercher chez nous les solutions dont nous pouvons disposer.

C’est ce que je vous propose en sachant que tout ne se fera pas d’un seul coup mais que tout cela s’inscrira dans un plan soumis au vote des Sétois.

Cette vision d’avenir ne doit pas masquer la vision du quotidien qui nous impose de savoir compter, surtout lorsque la vie est difficile.

C’est pourquoi la fiscalité reste au centre de mes préoccupations. C'est pourquoi, je me suis engagé à la réduire. C’est pourquoi, contrairement à ceux qui pensent toujours pouvoir obtenir plus du contribuable ou quémander ailleurs des aides qui n’existent plus, je vous proposerai un système de financement qui s’inscrira à la fois dans une démarche d’entreprise et dans des budgets déjà prévus, ici ou ailleurs et d'opérer par transferts de ressources plutôt que par  création de ressources nouvelles.

Ce qui importe aujourd’hui, c’est de tracer les lignes et les contours d’un projet qui doit assurer l’avenir indépendant de Sète, au cœur de l’étang de Thau, en valorisant notre capital dans le respect de l’environnement avec des ressources propres.

Nombreux étaient ceux ,il y a quelques années, qui se refusaient à admettre que Sète pouvait changer et qui savent bien aujourd’hui que puisque la vie est changement continuel, il nous appartient de l’accompagner et, au mieux, quand cela est possible, de le maîtriser.

C’est à ce prix que nous valoriserons l’avenir.