23/02/2014

EN AVANT PARTOUT !

Ça y est ! Ce soir, Salle Brassens à 18 H 30, nous présentons notre projet. C’est, je crois, le programme le plus élaboré à la rédaction duquel j’ai eu l’occasion de participer.

C’est qu’il est le fruit d’une longue réflexion et d’une maturation de plus de 20 ans. Il n’est pas donné à tout le monde de bénéficier d’un délai aussi important pour faire une proposition !

Bien sûr, nous ne pourrons pas aborder tous les thèmes. Nous allons limiter notre exposé à la dimension économique de la ville et de l’intercommunalité ainsi qu’aux moyens à mettre en œuvre pour enrayer le déclin.

Tout cela tourne autour de 4 sujets : la fiscalité, l’emploi, l’animation et le tourisme.

Les autres sujets, essentiels aussi, concernant la vie quotidienne et solidaire des Sétois, sont repris dans le fascicule « Sète au quotidien ». Ils sont d’accès plus facile et ne nécessitent pas d’explications particulières. Ils constituent des engagements fermes sur le plan social, éducatif, sécuritaire ou environnemental.

L’avenir de Sète exige une méthode, un plan, des délais, des financements et surtout une volonté populaire pour sortir du marasme dans lequel on a plongé la ville.

Rien ne se fera sans l’adhésion de la majorité de la population. Ce que nous proposons dans le fascicule « Sète en mutation » est un vrai tournant à l’image de ce que notre pays a dû faire lorsqu’il s’est engagé dans la réalisation des lignes à grande vitesse pour structurer le pays en rapprochant les régions de la capitale. C’était la fin du désert français, le départ de la décentralisation.

Seul un grand projet peut offrir aux citoyens les ressources et l’énergie du renouveau. C’est ce que n’ont pas compris mes successeurs qui se sont encalminés dans l’apparence, l’un en défendant un modèle périmé – qu’il continue à défendre – l’autre en se laissant aller à la désinvolture et à la fête – qu’il propose de continuer.

Sète a besoin d’autre chose : d’un projet, de partenaires, d’une volonté de s’en sortir et d’une vraie politique d’intercommunalité.

C’est cela que nous proposons pour que tout euro réclamé aux Sétois soit employé à l’amélioration de leur vie quotidienne.

Cela va demander des efforts pour faire des économies et réduire la fiscalité en misant tout sur l’emploi.

Nous y sommes prêts.

C’est la question qui sera posée aux Sétois les 23 et 30 Mars.

Pour notre part, nous mettons tous nos espoirs dans les atouts de notre ville et nous avons confiance en nous et en eux pour améliorer la vie des Sétois

21/10/2013

A PROPOS DE L’AVENIR PRÉVISIBLE ET DES BONIMENTEURS

Nous vivons dans un monde étrange. Il y a d’un côté ceux qui prétendent pouvoir déchiffrer l’avenir (les prévisionnistes – économistes – démographes – sociologues) et qui pensent que les dés sont jetés sans que nous puissions y faire quoi que ce soit, et puis il y a ceux, volontaristes, qui croient que la volonté de l’homme est plus forte que tout et que l’on peut infléchir l’histoire.

Éternel débat que celui-là ou les deux camps se rencontrent seulement pour constater la suprématie des faits sur les idées. Et ce n'est déjà pas si mal mais, voilà, les deux camps ne vivent pas  dans le même monde.

Il y a d’une part le monde sans surprise du train-train quotidien  que Taleb* nomme le « Médiocristan » où quelle que soit l’action des hommes ou l’impact d’un événement, son résultat sera toujours prévisible et rien d’extraordinaire ne pourra en découler. Et puis, il y a le monde du risque, de la responsabilité et des surprises que l’auteur nomme « L’Extrémistan » où les circonstances qui échappent à l'homme peuvent avoir des conséquences incalculables, imprévisibles et déterminantes qui bouleverseront toutes les prévisions envisageables, ce que l’auteur appelle des « cygnes noirs ».

La cohabitation de ces deux mondes dans le monde réel nous place constamment en porte à faux : entre l’optimisme de celui qui prend un billet de loto en espérant le meilleur et le pessimisme de celui qui attend patiemment sa retraite dans la grisaille de la vie courante.

En fait, nous ne devrions pas osciller entre ces deux attitudes car il suffit de décrypter ce que l’on peut objectivement prévoir et tout le reste qui est soumis à « La théorie du chaos ».

Qu’est-ce que l’on peut prévoir : ce qui n’est soumis à aucun aléa compte tenu de faits immuables.

Qu’est-ce qu’il est impossible de prévoir : ce qui est sujet à un bouleversement total résultant d’une guerre, de l’usage par une puissance incontrôlable de la force nucléaire, d'un acte terroriste, d’une épidémie, de phénomènes naturels tels que tsunamis, inondations, tremblement de terre ou simplement maladie, mais aussi des décisions extérieures auxquelles nous ne pouvons rien mais qui auront un impact sur notre vie personnelles (licenciement) ou sur la vie de la nation, ou même un événement apparemment anodin tel que le battement d'ailes d'un papillon.

Qu’est-ce qui est dangereux et malhonnête : laisser croire que ce qui est imprévisible serait prévisible et, tout aussi grave, laisser penser que ce qui est parfaitement prévisible pourrait être bouleversé sans événement imprévisible.

Cette réflexion générale n’a qu’un objectif : démontrer qu’à partir de faits immuables et certains, les événements s’enchaînent sans surprise.

Ceux qui prétendent introduire une inconnue aléatoire et imprévisible pour laisser croire à un déroulement différent de ces événements prévisibles, sont toujours des escrocs.

Ainsi, la ville de Sète est endettée au-delà du possible. Les impôts sont plus lourds que partout ailleurs et ne peuvent donc être augmentés. Les dotations de l’Etat vont diminuer du fait de la politique menée par le gouvernement. Les dépenses de la commune vont encore augmenter du fait d’une récession économique sans solution, de la modification des rythmes scolaires, des engagements pluriannuels délirants déjà lancés par la municipalité sortante (PPP) et de l’augmentation considérable du nombre des employés communaux.

Ainsi tout projet qui ne serait pas financé par des recettes extérieures aux finances publiques est un leurre.

Les Sétois ont le droit de savoir comment les projets énoncés dans la campagne électorale seront financés. Ils ont le droit de savoir comment les finances publiques seront rétablies à l’équilibre et s’ils échapperont à la « banqueroute » et à la tutelle de l’Etat.

De même, laisser croire aux Sétois qu’un événement exceptionnel permettra de relancer l’activité portuaire en laissant espérer d’ici 2020 un trafic maritime de plus de 7 millions de tonnes alors que nous plafonnons à 3,6 millions depuis 10 ans, est un mensonge qui confine à l’escroquerie**.

Nous ne lisons pas dans l’avenir. Mais nous avons la lucidité d’analyser les faits tels qu’ils se présentent et ne pas croire ou laisser croire qu’un miracle va se produire pour nous sortir de l’ornière.

Nous savons que nous n'en sortirons qu’à trois conditions:

 - Etre réalistes et économes avec les moyens dont disposent la ville et la communauté d’agglomération

-    Réduire les dépenses publiques

-  Rendre à la ville son dynamisme grâce à un grand projet porteur de croissance économique où les investisseurs s’engageront à nos côtés. 

C’est cela que le Parti des Sétois s’engage à réaliser avec détermination et lucidité pour ranimer Sète.

  *    Nassim Nicholas Taleb « Le Cygne Noir » (Edition Les Belles Lettres)

** Yves Marchand « Analyse critique du rapport sur l’impact socio-économique du port de Sète » publiée le 10 Octobre sur Face Book

29/04/2013

C’EST NOTRE DEVOIR

« Chaque génération assume devant l’Histoire la responsabilité d’avoir fait ou de n’avoir pas fait ce que les circonstances exigeaient d’elle. »

Cette conscience de notre responsabilité à l’égard des autres est le fondement même de la vie en société. Elle réduit notre égoïsme naturel pour faire de nous des êtres solidaires non seulement à l’égard de nos contemporains, ce qui est facile, mais aussi à l’égard de tous ceux qui nous succèderont.

Si le principe est simple, son application est plus compliquée lorsque l’on accepte de sortir des grands événements de l’Histoire pour se placer au niveau de tous les jours.

Ainsi, dans le cadre de ces grands événements, un certain consensus permet de reconnaître aujourd’hui que, globalement, l’idée de "génération de la résistance" l’a emporté sur celle de la collaboration.

Mais lorsque le principe doit trouver une application dans la vie courante, les choses sont moins faciles à trancher. La vie municipale en est cependant un bon exemple. Ce n’est pas du jour au lendemain que s’opèrent les changements.

On ne se rend compte en effet des modifications apportées à la vie courante que lorsque le temps à fait son œuvre. Elles sont progressives. Et c’est seulement le constat que l’on peut faire beaucoup plus tard qui permet de se rendre compte de l’évolution positive ou négative que certaines actions ont pu avoir sur notre vie quotidienne.

Tout cela pour dire que l’inaction ou le refus de prendre des responsabilités ne se décèle pas immédiatement. Souvent même, l’inaction qui assure à la poppulation une certaine tranquillité, est momentanément mieux ressentie que l’action qui impose des bouleversements.

La question qui se pose aujourd’hui aux Sétois est simple : Accepteront-ils de participer à l’action qui assurera la redynamisation de leur ville ou préfèreront-ils l’assoupissement, ponctué de quelques fêtes, qui la conduit au déclin ?

La voie que nous proposons est celle d’un grand chambardement qui opèrera une réorientation des fondements de l’économie locale rattachée hier au commerce maritime et à la pêche, avec une orientation touristique, et demain à l’entreprise d’accueil avec pour toile de fond le commerce maritime et la pêche.

Cette mutation exigera des prises de position déterminantes concernant l’urbanisme du centre-ville, la réalisation d’infrastructures importantes, l'initiative privée, la collaboration des autres collectivités territoriales et une nouvelle approche de la place de Sète dans la Région.

Il est de notre devoir à l’égard de l’Histoire de ne pas manquer ce rendez-vous.