26/01/2014

LE CHANT DU DEPART

Je relisais l’autre jour l’histoire des « adieux de Fontainebleau » après les dernières découvertes d'historiens affirmant que Napoléon n’a pas été forcé d’abdiquer par ses maréchaux  mais qu’il a lui-même pris cette initiative pour ne pas plonger la France dans la guerre civile. C’est ce qu’on appelle un grand et beau geste même s’il était impossible d’imaginer autre chose et surtout pas, dans le contexte, une nouvelle guerre pour sortir l’Empire du marasme dans lequel il était enlisé.

Et je pensais aussi au geste du général de Gaulle en 1946 qui, dans l’incapacité de gouverner la France comme il y avait été invité un an plus tôt, dut la laisser aux mains d'une IVème République qui allait la laisser exsangue.

Lorsque l’impossibilité d’agir devient évidente à tous, elle devrait l’être aussi aux yeux de celui qui détient le pouvoir.

Mais il y a alors deux attitudes : le départ ou l’entêtement.

Le départ est la solution des grands hommes, l’entêtement est le fait des médiocres.

De Gaulle, encore lui, a montré par son départ en 1969, et malgré l’ascendant qu’il avait repris sur le pays après les événements de Mai 68, qu’il avait bien compris que son heure avait sonné et qu’il ne pourrait plus justifier de l’appui populaire qui lui avait permis d’arriver au pouvoir 10 ans plus tôt.

Il y a une leçon à tirer de l’Histoire. Toujours. Et dans tous les cas.

En démocratie, le vote constitue le verdict final. Même lorsqu’il semble injuste, il est sans appel. Le peuple peut se tromper mais il a toujours raison.

Sète est  à la veille d’un scrutin essentiel pour son avenir. Chacun en est conscient, sauf le maire sortant qui pense benoîtement qu’il peut « continuer » comme si de rien n’était, alors que tous les clignotants sont au rouge et que ceux qui ont pris la main sur la ville et le port n’y comprennent rien et n’y comprendront jamais rien. Ils continuent eux aussi comme si la ville n’avait pas changé, comme si la pêche était toujours florissante et pouvait se payer deux criées dans le département, comme si le port pouvait un jour devenir le concurrent de Marseille, tout en fermant les yeux sur ses atouts balnéaires et touristiques, seuls capables de redonner de l’emploi à nos jeunes.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit et pas du maintien au pouvoir d’une équipe à bout de souffle, envers et contre tous, pour de basses questions d’intérêts personnels.

Il s’agit de créer les conditions d’un nouvel avenir pour Sète et pour les Sétois.

Mais cela ne sera possible que si les responsables de la situation, conscients des erreurs qu’ils ont faites acceptent de reconnaître que la voie dans laquelle ils ont engagé les Sétois est une impasse.

C’est dans leur aveu que l’on pourrait détecter leur grandeur, c'est dans leur silence que l'on constate leur médiocrité.

Il est toujours possible de laisser l’Histoire décider de ce qu’il fallait faire et de ce qu’il ne fallait pas faire. Mais l’Histoire met du temps à rendre son verdict. Les grands hommes, par la clarté de leurs décisions, facilitent sa tâche. Les médiocres, par la confusion des leurs, la compliquent.

Nous n’avons pas d’illusion sur ceux qui nous gouvernent encore pour deux mois. Nous n'en attendons ni sincérité, ni loyauté, ni engagement sérieux. Nous connaissons leur entêtement, leur désinvolture et leur avidité.

Mais, même tardive, une confession serait déjà un grand pas vers leur rédemption.

22:23 Écrit par MARCHAND-Yves | Lien permanent | Commentaires (9) |  Imprimer |  Facebook | |

19/01/2014

LE PRIX DE L’INDEPENDANCE ET DE LA LIBERTE

I Jusqu'à ces derniers mois, la seule chose que l'on m'objectait lorsque j'évoquais la reprise en mains par la ville de ses outils portuaires, c'était le prix de cette liberté. Comment la ville allait-elle pouvoir assumer la charge de l'entretien de ses infrastructures portuaires ? Tout le monde a compris aujourd'hui qu'il ne s'agissait pas de reprendre la propriété du port mais d'en assurer la gestion dans les conditions où l'assume, fort mal d'ailleurs, l'Etablissement public portuaire, aux ordres du Conseil Régional, celui-ci devant continuer à assurer la charge de propriétaire qu'il a revendiquée et qui a fait l'objet d'un marché entre Frêche et Commeinhes.

Que la liberté impose des responsabilités, tout le monde le sait. Et nous sommes prêts à les assumer. Y renoncer dans un esprit de confort intellectuel, sans même tenir compte de l'asservissement que cela suppose, me fait penser, toutes proportions gardées, à ceux qui avaient choisi la servitude sous l'Occupation. Si ceux qui nous dirigent tirent profit de cette situation, je sais que les Sétois y répugnent et qu'ils ont décidé de faire front, en payant par leurs efforts le prix de la Liberté.

II En choisissant de se lancer dans la campagne des municipales sans soutien national, le « Parti des Sétois » a fait le choix de l’indépendance.

Car toute référence à un parti national entraîne, en contrepartie du financement électoral, l’obligation d’aliéner une partie de sa liberté.

Nous n’avons pas voulu de cela en faisant le pari d’un financement autonome. Certains ont déjà répondu à notre attente et nous avons pu, grâce à eux, lancer certaines initiatives, louer une permanence et préparer notre action.

Aujourd’hui, pour aller plus loin, le « Parti des Sétois » a besoin de votre aide.

C’est pourquoi nous demandons à tous les sympathisants du « Parti des Sétois », de nous adresser leur participation en un chèque libellé

-soit à l’ordre du « PARTI DES SÉTOIS », B.P. 115 – 34202 SETE,

-soit à l’ordre de M. Pierre Garcin, mandataire financier d’Yves Marchand aux bons soins du Parti des Sétois, B.P. 115 - 34202 Sète.

Si le chèque est libellé à l’ordre de M. Pierre Garcin, contre un reçu qui vous sera délivré, ce versement fera l’objet d’une déduction fiscale sur les impôts payables au titre de 2014.

Votre participation sera pour nous un encouragement supplémentaire.

Nous rendrons compte à chacun de l’utilisation des fonds par la publication des comptes du « Parti des Sétois » qui participera à la campagne d’Yves Marchand conformément à la loi.

 

 

23:11 Écrit par MARCHAND-Yves | Lien permanent | Commentaires (4) |  Imprimer |  Facebook | |

12/01/2014

ET MOI… ET MOI… ET MOI ….

Je savais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait. Et je pense que j’ai trouvé. Pourquoi les gens se désintéresseraient-ils du débat public, alors que c’est leur avenir qui est en cause ? Tout simplement parce que ceux qui se présentent à leurs suffrages, au lieu de prendre en compte les soucis des électeurs, ne parlent que d’eux-mêmes !

Du « Président normal », au « Maire qui continue », en passant par le « Maire Autrement », ou le « Maire de la Gauche rassemblée ( !) » et le « Maire de la Région », la « Maire-Marine », la « Maire Planète » ou le « Fouquier-Tinville de la Terreur », il n’y en a que pour les personnes de ces Messieurs-Dames qui donnent l’impression de ne s’intéresser qu’à eux.

Que fait, pendant ce temps, le Parti des Sétois ?

Il élabore le plan d’avenir de la ville et du port de Sète. Par petites touches, il précise sa pensée en réaffirmant que Sète ne peut pas rester dans la spirale du déclin qui a touché les deux activités majeures de son économie : le port de commerce et le port de pêche.

IL DIT LA VERITE

Il dit qu’il faut redresser la situation alarmante de la ville de Sète et entamer la réduction des taxes et des impôts devenus insupportables aux Sétois.

Il dit que l’administration de la ville au quotidien, c’est la prise en compte des besoins des habitants et sûrement pas une communication éhontée qui fait passer les Sétois pour des objets de consommation.

Il dit que la milice qui contrôle les activités des employés municipaux est indigne d’une ville libre, rebelle et fière de ses qualités propres.

Il dit qu’il faut en finir avec les copinages qui polluent l’atmosphère en créant autour du maire une cour servile, abêtie et vénale comme le relève d’ailleurs la Chambre Régionale des Comptes, tant au sujet des attributions des paillotes que de l’attribution inique de primes à certains employés municipaux favorisés au détriment de la collectivité.

Il dit qu’il n’y a pas d’avenir industriel à Sète, quoi qu’en disent les tenants de l’archipel du goulag, mais qu’il y a un grand potentiel de développement autour de ses bassins et de ses canaux.

Il dit que l’on ne peut pas continuer à se comporter comme des collaborateurs et qu’il faut gagner l’esprit de résistance.

Il dit que Sète doit changer de cap et se préparer à devenir la ville touristique et balnéaire à laquelle son environnement, son site et son  urbanisme la prédisposaient depuis toujours.

Il dit que cet avenir ne peut se faire que dans l’indépendance et contre la tutelle de la Région.

IL S’ENGAGE POUR L’AVENIR

Il met une équipe entière au service de la ville.

Il traite les Sétois en adultes responsables.

Il appelle les Sétois au rassemblement et à l’effort.

Il s’engage à faire des économies.

Il s’engage à la suppression des prébendes.

Il promet de mener à bien la renaissance de la ville.

Il s’engage à étendre le rayonnement de Sète et de la communauté d’agglomération.

Il promet, par ces moyens, de tout mettre en œuvre pour recréer de l’emploi, de l’activité et des richesses.

Il promet de faire de Sète la perle du Languedoc-Roussillon.