15/07/2013

LA DISGRÂCE DU VICE ROI ou LA FIN D'UN CONTE IMMORAL 2

2ème épisode : Un voisin encombrant

Le roi voisin était une sorte de Gargantua grand dévoreur de plaisirs mais dont l’esprit constamment en éveil ne lui faisait pas perdre de vue la ligne expansionniste et impérialiste qu’il s’était tracé : faire du petit prince un vassal à sa botte. Le danger était à présent imminent car le roi n’allait pas laisser passer l’occasion du changement de pouvoir dans la principauté pour atteindre son objectif. D’autant que la principauté bénéficiait d’une richesse naturelle inaccessible au royaume : l’accès à la mer, vecteur de toutes ses ambitions. Il était donc urgent d’agir, c’est-à-dire temps de séduire le vice-roi, de lui offrir quelques prébendes et de s’acheter ainsi à peu de frais un nouveau territoire capable de modifier en profondeur l’influence du royaume.

Bref, la sainte patronne avait du pain sur la planche et si elle semblait sourire à l’avenir de la principauté dotée d’un vice-roi apparemment peu agressif, elle se préparait sans doute à de gros déboires avec un protégé qui allait se révéler lâche, hypocrite et intéressé.

Le vice-roi ne vit pas venir le coup. Il s’en moquait d’ailleurs éperdument Le roi voisin lui promit monts et merveilles, mais surtout de l’argent, une place de chancelier du royaume, agrandi du territoire de la principauté, avec les émoluments qui vont avec et l’honneur attaché à cette nouvelle fonction dans un royaume digne de ce nom. Mais il fallait pour cela abandonner toute autorité sur la mer et sur le port. Et comme tout cela ennuyait profondément le vice-roi, le roi voisin n’eut aucun mal à le convaincre. Le vice-roi aimait l’argent et les plaisirs qu’il procure. Il n’hésita pas et conclut un accord avec son puissant voisin : remise du pouvoir sur la principauté contre un titre et de l’argent afin de le délivrer de toutes les contraintes du pouvoir.

 Dès lors l’avenir était tracé. La principauté, sans aucune autonomie, allait finir d’exister en tant que telle, absorbée par le royaume. Et les sujets de la principauté se retrouvèrent sans voix, sans possibilité d’expression avec, pour les diriger, un vice-roi chancelier aux ordres du grand et gros voisin.

A suivre......

00:00 Écrit par MARCHAND-Yves | Lien permanent | Commentaires (1) |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Des nouvelles fraîches sur cette histoire comme on aime.

Écrit par : CAMELIO Jean-Louis | 15/07/2013

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