12/08/2013

LA DISGRÂCE DU VICE ROI ou LA FIN D'UN CONTE IMMORAL

6ème épisode : Les rats quittent le navire

Pendant ce temps-là, « l’intolérable » faisait agir ses réseaux. Le téléphone chauffait entre la principauté et le Maroc et les expatriés de la principauté étaient prévenus du danger imminent qu’ils couraient. Il ne leur fallut pas longtemps pour prendre au plus tôt un billet d’avion et rentrer précipitamment dans la principauté, beaucoup plus vite qu’ils en étaient partis.

Les correspondants de « l’intolérable » étaient tout deux, habitués aux montages particuliers, aux investissements en Afrique, bref, au « business », et étaient de vieux complices dans les affaires qu’ils avaient eues ensemble dans la principauté avant de se reconvertir à l’international.

L’un était plutôt joueur et l’autre plutôt trafiquant dans l’import/export. C’est dire que l’un dépensait et blanchissait ce que l’autre gagnait en partie légalement et en partie sous le manteau.

Bien entendu le vice-roi, s’il était au courant du caractère peu orthodoxe de leurs activités, n’était pas au courant du détail de leurs moyens d’existence et des procédures utilisées. En tout cas, ce qu’il ignorait absolument, c’était le trafic de fausse monnaie dont ils avaient été les complices, et remerciés moyennant une forte rémunération de la part du faux monnayeur, en espèces sonnantes et trébuchantes, mises pour partie à la disposition du vice-roi pour son séjour africain. Les compères, prudents, semblaient hors de tout soupçon et quasiment sûrs non seulement de l’impunité mais même d’être inquiétés au sujet de cette affaire. Toutefois, on ne saurait être trop méfiant et la fuite leur semblait pour l’instant la meilleure solution même si le faux monnayeur n’avait, a priori, aucun moyen de les incriminer.

C’est donc en toute quiétude qu’ils embarquèrent sans aucun problème dans le premier avion à destination de la principauté.

Leur arrivée en principauté fut plus spectaculaire. Les formalités de police se terminèrent dans le petit bureau de l’inspecteur de service qui procéda à un interrogatoire approfondi. Il n’en ressortit rien à l’exception de soupçons de plus en plus pressants à leur encontre de la part des autorités. Mais rien, ni sur eux ni dans leurs bagages ne permit de penser qu’ils avaient trempé dans l’affaire de fausse monnaie dont la police de la principauté avait été saisie par Interpol.

Ils furent donc relâchés sans garde à vue et seulement invités à se tenir à disposition de la police et de la justice alors que les faux monnayeurs étaient déjà entre les mains de la justice marocaine.

A suivre....

00:00 Écrit par MARCHAND-Yves | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | |

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