29/04/2013

C’EST NOTRE DEVOIR

« Chaque génération assume devant l’Histoire la responsabilité d’avoir fait ou de n’avoir pas fait ce que les circonstances exigeaient d’elle. »

Cette conscience de notre responsabilité à l’égard des autres est le fondement même de la vie en société. Elle réduit notre égoïsme naturel pour faire de nous des êtres solidaires non seulement à l’égard de nos contemporains, ce qui est facile, mais aussi à l’égard de tous ceux qui nous succèderont.

Si le principe est simple, son application est plus compliquée lorsque l’on accepte de sortir des grands événements de l’Histoire pour se placer au niveau de tous les jours.

Ainsi, dans le cadre de ces grands événements, un certain consensus permet de reconnaître aujourd’hui que, globalement, l’idée de "génération de la résistance" l’a emporté sur celle de la collaboration.

Mais lorsque le principe doit trouver une application dans la vie courante, les choses sont moins faciles à trancher. La vie municipale en est cependant un bon exemple. Ce n’est pas du jour au lendemain que s’opèrent les changements.

On ne se rend compte en effet des modifications apportées à la vie courante que lorsque le temps à fait son œuvre. Elles sont progressives. Et c’est seulement le constat que l’on peut faire beaucoup plus tard qui permet de se rendre compte de l’évolution positive ou négative que certaines actions ont pu avoir sur notre vie quotidienne.

Tout cela pour dire que l’inaction ou le refus de prendre des responsabilités ne se décèle pas immédiatement. Souvent même, l’inaction qui assure à la poppulation une certaine tranquillité, est momentanément mieux ressentie que l’action qui impose des bouleversements.

La question qui se pose aujourd’hui aux Sétois est simple : Accepteront-ils de participer à l’action qui assurera la redynamisation de leur ville ou préfèreront-ils l’assoupissement, ponctué de quelques fêtes, qui la conduit au déclin ?

La voie que nous proposons est celle d’un grand chambardement qui opèrera une réorientation des fondements de l’économie locale rattachée hier au commerce maritime et à la pêche, avec une orientation touristique, et demain à l’entreprise d’accueil avec pour toile de fond le commerce maritime et la pêche.

Cette mutation exigera des prises de position déterminantes concernant l’urbanisme du centre-ville, la réalisation d’infrastructures importantes, l'initiative privée, la collaboration des autres collectivités territoriales et une nouvelle approche de la place de Sète dans la Région.

Il est de notre devoir à l’égard de l’Histoire de ne pas manquer ce rendez-vous.

22/04/2013

LETTRE OUVERTE A FRANCOIS COMMEINHES

Bonjour François,

Le moment est venu de te dire le fond de ma pensée qui, je le crois, rejoint celle de la grande majorité des Sétois.

Depuis que j’observe la situation dans laquelle se trouve la ville, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a à tes côtés quelqu’un qui a profondément et durablement perverti les principes élémentaires de la démocratie locale : respect des autres, liberté d’expression, tolérance, égalité de traitement des entreprises et des employés municipaux, tout cela en faisant appel aux plus bas instincts des courtisans qui ne trouvent d’exutoire à leur hargne et à leurs envies que dans la délation.

Je ne peux imaginer que tu ne t’en sois pas rendu compte. Mais, faute de volonté, tu le tolères même si tout ton être réprouve une telle attitude.

Je sais la pression qui s’exerce sur toi pour que tu te représentes. Les parasites qui t’entourent espèrent en effet continuer à profiter de ta position pour se goberger sur le compte de la collectivité. Mais je devine que tu as compris que cela ne pouvait plus durer et que les Sétois vont être amenés à te le dire de façon extrêmement cruelle. C’est la loi de la démocratie. Si tu ne comprends pas tout seul leur message, les électeurs le hurlent.

Il me semble que tu pourrais éviter ce camouflet. La fin de ton mandat est désolante. Tu ne seras donc de toute façon pas réélu. Et tu le sais. Tu as encore le temps de réfléchir, mais pas trop. Après la Saint Louis, tu devras prendre ta décision définitive de te représenter ou de laisser la place. Les électeurs sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire. Et les élus, en République, n’ont aucune marge de manœuvre pour imposer leur choix. Inutile de désigner un dauphin. Les électeurs n’obtempèrent pas aux ordres d’un élu déchu. Ils choisiront ton successeur au nombre de ceux qui brigueront leurs suffrages.

Tu pourras observer le combat de loin. C’est le meilleur conseil que je peux te donner, pour toi-même et pour Sète.

Crois bien, même si tu peux en douter, que cette lettre ne m’est dictée que par un sentiment d’apaisement. Toute guerre intestine, organisée par les personnes peu recommandables que tu connais, serait catastrophique dans un contexte où notre énergie doit être entièrement orientée vers le redressement de la vie locale actuellement bien mal en point.

Je n’espère pas de réponse de ta part mais je resterai attentif à ta décision pour agir en conséquence. En attendant, je continuerai à faire aux Sétois les propositions portées par mon équipe et je n’encombrerai pas ton chemin jusqu’à l’automne.

Bien à toi.

15/04/2013

LE BAL DES FAUX CULS

 

UN PROJET D’AVENIR

 

Il n’est pas question pour moi de m’arrêter aux divagations des uns ou des autres sur mes prétendus états d’âme, sur mes prétendus sentiments à l’égard des Sétois, sur mon prétendu « ego » ou sur mon prétendu désir de revanche.

Il m’importe au contraire de mettre en lumière l’état dans lequel se trouve la ville tant sur le plan économique et social que sur le plan psychologique et de dire les moyens que nous souhaitons mettre en œuvre pour lui redonner les moyens de son indépendance et un projet d’avenir. C’est ce projet que l’on retrouvera dans les argumentaires du site « marchandlerecours.com » et au fil de mon blog.

 

LE PARTI DES SETOIS

 

Il n’est pas question pour moi de chercher à apparaître plus proche de tel ou tel parti politique. J’ai dit ce que j’en pensais. Je suis un libéral qui privilégie l’initiative privée. Respectueux des principes qui régissent la bonne marche de la société au nombre desquels la solidarité qui constitue le lien social indispensable à son harmonie, je ne suis pas un insurrectionnel. Mais je sais que tous ceux qui se présenteront comme les sauveurs du régime sont des imposteurs. Car il n’y aura de sauvetage – tant à Sète qu’en France – que si les citoyens décident eux-mêmes de se sauver. Personne ne leur fournira le mode d’emploi.  Je n’ai jamais prétendu être cet homme providentiel – qui n’existe d'ailleurs pas – mais seulement l’un de ceux qui, avec une équipe, sera capable de proposer aux Sétois une réorientation de leur vie quotidienne. C’est à ce « Parti des Sétois » que j’appelle chacun à participer. Je n’ai pas d’autre ambition.

 

LE BAL DES FAUX CULS

 

Depuis mon annonce de candidature, j’ai parlé sans ambigüité de tous les sujets, même de ceux qui fâchent, en réaffirmant une position intangible : un diagnostic de la situation et un projet soumis au vote des Sétois. Je confirme que rien ne se réalisera sans effort et que l’abandon qui a prévalu jusqu’à présent, en particulier l'abandon des armes économiques dont disposait la ville, me semble être la pire des solutions.

Personne ne me reprochera de ne pas parler net. Et que l’on ne compte pas sur moi pour nouer des alliances impossibles au nom d’une quelconque « Realpolitik ».

Je m’explique :

Je crois que le parti communiste et ses alliés du Front de Gauche n’ont qu’une idée en tête : rallier à leurs thèses le Parti socialiste pour réaliser la "sainte alliance" sans laquelle ils n’ont aucune chance de succès. C’est ce qui conduit nos leaders sétois de gauche à rester dans une expectative inhabituelle : valse-hésitation entre l’union avec de faux alliés et l’indépendance suicidaire.

 Les écolos, alliés au P.S,  ne pensent qu’à leur indépendance mais mesurent leur faiblesse et, de surenchère en surenchère, espèrent contraindre leur puissant partenaire à faire d’eux leur allié privilégié, au détriment du P.C. et du Front de Gauche.

 On a compris que tout cela doit les conduire à un compromis de second tour, non pas dans l’intérêt des Sétois mais dans le seul intérêt des partis politiques concernés.

 A droite, la situation est insupportable avec d’un côté l’endormissement général de  l’équipe sortante qui est à court d’idées et le Front National qui, souhaitant devenir le catalyseur du « ras-le-bol » général, menace tous les jours davantage en faisant son beurre du délabrement de l’esprit civique de nombre d'entre nous. Ce n’est pas parce qu’on en a ras-le-bol que l’on doit pour autant se suicider. Je propose une contestation indignée, ordonnée et réaliste.

 Quant au Centre – au mieux à droite avec l’UDI, au pire entre droite et gauche, avec le MODEM – mais qui n’est aujourd’hui nulle part, tellement il reste imprécis dans ses choix, terne dans ses propositions et hésitant dans ses orientations, personne n’imagine un instant qu’il soit capable d’entraîner la ville dans la dynamique dont elle a besoin.

 Là encore, les alliances contre nature qui se préparent, ne feront, comme d’habitude, que des cocus.

 Je ne participerai pas à ce « bal des faux culs ».

00:02 Écrit par MARCHAND-Yves | Tags : élections municipales, sète | Lien permanent | Commentaires (8) |  Imprimer |  Facebook | |