20/01/2013

ATTENTION, DANGER !

Je prie le lecteur de me pardonner de revenir une fois encore sur une question financière. Je sais que c’est rébarbatif et qu’on a coutume de renvoyer au lendemain ce genre de soucis. Mais ce n’est pas en faisant la politique de l’autruche que l’on prépare l’avenir.

Alors tant pis ! J’y reviens en espérant infléchir par de simples questions le cours semble-t-il, tout tracé, de dépenses somptuaires ou irréfléchies qui conduiront la ville à la mise sous tutelle ou à l’augmentation des impôts locaux.

 

Tout d’abord, pour commencer par le plus simple :

 

-                           Pourquoi se lancer dans une politique de communication aussi dispendieuse pour la ville qui va lui coûter la bagatelle de 120.000 € en 2013 ? Pour fournir des explications aux Sétois sur les dépenses engagées – dans divers marchés publics – ou, plus simplement, pour financer une campagne électorale municipale ?

 

-                           Pourquoi se lancer dans la construction d’un toit à 3.000.000€ en forme de coquille d’huître au-dessus des halles centrales ? Pour amener des clients supplémentaires aux commerçants afin de dynamiser le centre-ville ou pour satisfaire « l’égo » de quelque architecte ou de quelque donneur d’ordre ? On préfèrerait une mise aux normes, simple et efficace, à prix modéré, plutôt qu’une politique de « nouveau riche » destinée à épater le badaud.

 

-                           Pourquoi se lancer dans un financement hors de prix pour changer simplement l’éclairage public et les feux de signalisation ? C’est lorsque l’Etat s’est retrouvé en quasi faillite que, sous la nouvelle appellation de « Partenariat Public Privé », on a redonné des couleurs à un système de financement qui avait été proscrit comme immoral quelques années auparavant.

 

   De quoi s’agit-il ? Tout simplement de confier à une entreprise la  réalisation d’un équipement public à condition que la ville la charge en contrepartie de son entretien pendant 20 ans, moyennant le prix d’une location qui couvrira :

 

§        Le prix de l’équipement

§        Le cout des emprunts qu’elle va devoir souscrire : la bouteille à encre !

§        Les frais d’entretien de ce matériel avec une clause d’ajustement du prix pendant 20 ans : la bouteille à encre !

§        Et bien évidemment, la marge qu’elle prélèvera sur l’ensemble au titre de sa rémunération

 

La plupart de ces contrats, dénommés PPP ne voient pas le jour car ils se révèlent infiniment onéreux pour la collectivité, en raison surtout des garanties que l’installateur doit prendre pour s’assurer contre le renchérissement du crédit bancaire. Ceux qui ont pu être conclus démontrent la misère des finances publiques dans le secteur où ils sont utilisés : les prisons et les hôpitaux par exemple. Un tel contrat entre l’Etat et Vinci pour la construction d’un métro rapide entre Paris et Roissy a échoué car ruineux pour les finances publiques et pour les usagers du métro.Au coût très élevé de ce type de contrat s’ajoute l’absence de clarté de son incidence sur les années à venir, car la ville se trouve liée pendant 20ans, quelle que devienne sa situation et quel que soit le prix fiscal à faire payer aux Sétois.

Or, comme je l’ai indiqué dans un précédent billet, cette incidence financière n’a pas été clairement présentée au cours du Débat d’orientation budgétaire.

 

La facture sera salée :

-                           en frais de fonctionnement, c’est-à-dire, payés directement sur l’impôt : on parle de 2M €TTC/an

-                           en investissement, on parle de 900 000€TTC/an en moyenne

 

Or, est-on sûr que les résultats des comptes administratifs à venir vont dégager un autofinancement suffisant pour absorber de tels couts de fonctionnement,  en sus de tous les autres , sans devoir recourir à très brève échéance à un nouveau tour de vis fiscal. Et ce, sans compter les pertes de revenus en provenance de l’Etat.

 

La moindre des prudences serait de rassurer la population au cours de la présentation du budget, faute de quoi nous saurons que l’on nous cache quelque chose. Nous devons être sûrs que le contrat ne sera pas révisé, que les engagements d’aujourd’hui sont tenables et qu’ils ne réserveront pas de nouvelles surprises. Personnellement, je ne le crois pas. C’est dit et c’est écrit.

 

L’éclairage de la ville va coûter cher, très cher.

 

Il faut donc obliger les élus à dire la vérité puisqu'il n’y a qu’un seul payeur : le contribuable sétois.

 Mais il peut y avoir d’autres responsables, ou coupables : ceux qui leur auront menti. 

Commentaires

La ville est dans une spirale de surendettement. En fin de compte, tutelle ou non, c'est toujours le même le contribuable sétois qui payera. Le particulier, comme les entreprises. Dernièrement le jeune patron d'une vieille maison sétoise me disait, pour des cuves sise sur l'avenue du Maréchal Juin, je paye annuellement 48 000 € d'impôts locaux. Comment venu qu'une entreprise sérieuse s'installe à Sète, même avec des reins solides, elle part avec un gros handicap. Elle ira chercher ailleurs. En conséquence, pas ou pu d'emploi dans le privé dans notre ville. On embauche des employés municipaux pour compense même si le "service public" ne le demande pas d'où aggravation de l'impôt, fuite des entreprises et aggravation du chômage local. Un cercle vicieux, un employé par népotisme à la mairie sans fonction "régalienne" [si l'on peut dire cela pour ville qui est un état dans l'état avec les pouvoirs exorbitants des maires] c'est environ trois chômeurs de plus chez les jeunes sétois. Étonnant ! Non ?

Écrit par : CAMELIO jean-Louis | 21/01/2013

Combien d'adhérents à "Marchandlerecours" en plus de Camelio et vous (les aigris) ?
Nous jugerons demain!

Écrit par : ROUQUIER | 31/01/2013

Avez-vous pu juger ? Le Président, le secrétaire et le trésorier de l'association sont satisfaits.
Bien à vous

Écrit par : Yves Marchand | 06/02/2013

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