19/12/2012

PROJET DE CANDIDATURE AUX ELECTIONS MUNICIPALES DE 2014

1-      Elu il y a 30 ans dans une ville engourdie et sans projet, j’ai redonné à Sète le dynamisme dont elle était capable. En moins de 10 ans, la population est passée de 38000 à 42.000 habitants, les réalisations se sont succédées dans tous les domaines : parking sous le canal, nouvelle route du bord de l’étang avec l’échangeur Marceau, pont de la bordigue, pont des sétois, pont des dockers, les « Pergolines »,  aménagement du Pont Levis, réaménagement de la Gare SNCF, rénovation des HLM de la Corniche et de l’Ile de Thau, construction de plus de 500 logements sociaux, création du quartier du Souras Bas, rénovation des façades du centre ville, nouvelle route du bord de mer, création de l’IUT, rénovation des écoles, création de la médiathèque et de la médiathèque de l’Ile de Thau, mise en place d’une scène nationale au théâtre, journées Brassens, apparition de l’art dans la ville, développement de la voile de compétition avec la création de deux bases nautiques au Môle et au Barrou, soutien aux clubs sportifs de haut niveau et création d’une zone sportive au Pont Levis, restructuration de tout l’appareil municipal et création de la garde municipale devenue Police municipale, privatisation de certains services déficitaires, création de l’usine de trituration des oléagineux etc.

 

 

2-      La situation n’est plus la même. Les économies de fonctionnement réalisées à l’époque pour financer les investissements ont fondu  sous l’effet d’une course effrénée à la création d’emplois publics en particulier dans le cadre d’une intercommunalité ayant pour effet de doubler les effectifs au lieu d’opérer les transferts entre la gestion municipale et la gestion intercommunale. Au lieu de réaliser des économies dans ce nouveau cadre créé pour cela, on a multiplié les dépenses qui ont accusé une progression exponentielle rendant les impôts locaux insupportables et dissuasifs.

 

 

3-      L’économie locale a été profondément modifiée.

Alors que l’on pouvait encore il y a quelques années, fonder l’avenir économique de Sète sur la ré industrialisation portuaire (cf. Vamo Mills)  et un nouvel essor du port de commerce avec un maintien des activités halieutiques, il apparaît aujourd’hui que le seul avenir économique de Sète et de sa région réside dans le développement touristique induit par le développement de la plaisance.

 

 

4-      La ville de Sète a perdu son port  en 2006 au bénéfice de la Région: c’était le seul patrimoine dont elle pouvait être fière et sur lequel elle pouvait compter pour assurer son avenir et son développement.

 

 

5-      Il s’agit à présent de définir les enjeux du futur.

 

On peut en déceler 2 :

 

-         Les économies indispensables pour le maintien du niveau de vie des sétois et pour assurer la compétitivité économique de Sète

-         Le développement de l’industrie touristique

 

La réalisation de ces deux objectifs nécessitera une réorientation des trajectoires dessinées ces dernières années.

 

1 - Concernant les économies, tout passe par la réduction du train de vie de la collectivité.

 

 De même que chacun sait aujourd’hui combien il est nécessaire de réduire le train de vie de l’Etat, chacun doit se convaincre de la nécessité de réduire le train de vie des collectivités locales et en particulier de Sète et de son agglomération. Vouloir le maintenir signifierait une augmentation des impôts dès lors que l’Etat va réduire notablement toutes ses dotations aux collectivités locales.

L’objectif doit aboutir non seulement à une réduction significative des impôts (taxe foncière et taxe d’habitation) sur les 6 ans à venir, mais aussi à une reconstitution de l’autofinancement communal indispensable pour permettre de lancer les investissements rentables capables de redonner à Sète son indépendance économique.

L’entreprise est ardue et exigera au niveau collectif un effort du même ordre que celui que chacun des citoyens est lui-même obligé de faire dans sa vie privée afin de ne pas dépenser plus qu’il ne gagne.

 

            2 - Concernant le développement économique de Sète, il s’agit de redonner à Sète son indépendance politique en lui permettant de peser sur les choix de son avenir.

 

Le rendez-vous manqué de l’attribution du port a eu pour effet, comme prévu et annoncé dès 2005, de faire passer la ville de Sète sous l’emprise intégrale de la Région qui décide sans concertation de l’avenir des Sétois.

7.000 d’entre eux avaient pourtant signé une pétition demandant que le port reste sous son autorité. Le choix fait par l’équipe sortante a abouti à livrer la ville, pieds et poings liés, à la collectivité régionale qui a même commencé à se payer en nature sur les immeubles de la ville (récupération de l’immeuble du Palais consulaire) après avoir évincé la Chambre de Commerce.

On ne peut sortir de cette situation qu’en pesant sur la décision du propriétaire des infrastructures et pour cela, la ville doit être rassemblée sur un projet.

 

 

 

6 - La Région est en train de démontrer son incapacité à concevoir et à gérer un bien dont elle ne connaît manifestement ni le potentiel ni le fonctionnement.

 

La création d’un nouveau port de plaisance en Languedoc-Roussillon ne se conçoit que pour apporter un service qui n’existe pas. Seule Sète peut le faire avec un port de plaisance en centre ville, devenant ainsi le pendant occidental d’un Antibes languedocien. Pour cela, l’accès à la mer doit impérativement être sans aucun obstacle. Le projet régional tend à construire un nouveau port de plaisance sur « Cayenne », plein nord, en milieu industriel, avec l’obstacle de deux ponts mobiles, le rendant ainsi sans aucun intérêt pour les plaisanciers.

 

Comme nous l’avions toujours dit, la réorganisation géographique du port passe par l’adaptation des plans d’eau à l’usage que l’on veut en faire :

-         la plaisance dans l’avant-port,

-         la pêche au bassin Orsetti

-         les zones techniques au quai midi-nord

-         les croisières quai d’Alger et quai du Maroc

 

Ce schéma constitue le seul moyen de conserver l’activité traditionnelle qui peut encore être sauvée en développant l’activité nouvelle qui doit donner à Sète toute sa richesse, à l’instar de ce qui a été réalisé à La Rochelle, à Antibes ou à Saint Tropez

 

7-     C’est la mutation de Sète qu’il s’agit de réussir dans les 6 prochaines années, avec une croissance fondée sur un outil performant

 

Il faut démontrer que l’extension de Sète et le développement de son urbanisme sont indépendants du port de plaisance qui doit se situer dans le cadre traditionnel de la ville et bénéficier de ce qui fait son âme. Il faut compter sur l’initiative privée pour que les immeubles autour du port de plaisance fassent l’objet d’une rénovation que les propriétaires auront intérêt à réaliser pour faire fructifier leur patrimoine.

Il serait contre productif et suicidaire de reproduire le schéma de la construction des nouveaux ports du Languedoc-Roussillon par la Mission Racine dans les années 60 alors que Sète a tous les atouts pour adapter son architecture traditionnelle à sa renaissance.

En valorisant son patrimoine, Sète aura les moyens de ses ambitions.

 

8 - Quant à son extension, à l’Est et au Nord, elle obéira aux exigences de toute croissance rendue nécessaire par les besoins exprimés, conformément à la loi simple et concrète de l’offre et de la demande. La croissance d’une ville par la création d’un quartier déconnecté de tout : l’Ile de Thau, Les Quilles ou Villeroy, aboutit à une exclusion du quartier par le cœur de ville. L’échec de l’extension Ouest de Sète dû à l’absence de tout projet d’urbanisme devrait servir de leçon.

Gageons au contraire que la création d’un outil aussi puissant qu’un nouveau port de plaisance valorisant toute la ville génèrera les souhaits de nombre de nos compatriotes d’adopter Sète et le Languedoc-Roussillon et permettra le développement harmonieux de Sète.

9 – Pas question pour autant de négliger ce qui constitue encore la vitalité de la ville.

Rendre compatibles les activités qui doivent se partager le même territoire constitue la règle non écrite de bonne gestion du corps social.

Ne pas nier les incompatibilités mais les résoudre.

Accepter les impératifs imposés à chaque profession pour leur permettre de s’épanouir dans un contexte de plus en plus difficile sans rejeter les perspectives de la mutation, voilà ce qui semble, à nos yeux, la mission d’une équipe qui assume son histoire.

 

10 – Une nouvelle équipe pour une nouvelle mission.

 

La gestion des 6 prochaines années doit être déconnectée de toute ambition  de réélection.

Seule une équipe de combat organisée pour :

-         assainir les finances locales et réduire le niveau de prélèvement fiscal

-         relancer la dynamique touristique de la ville  et apporter de la richesse aux activités existantes

pourra atteindre ces objectifs sans les contraintes dues aux nécessaires compromis politiques que l’ambition des élus locaux rend inéluctables.

Il s’agit de construire une équipe qui aura pris conscience qu’elle est simplement au service d’une population pour un temps limité, et qui se propose de :

-         Définir les priorités en refusant les saupoudrages qui appauvrissent la collectivité.

-         Savoir pendant les 6 prochaines années s’en tenir aux investissements indispensables en refusant les gadgets coûteux.

-         Limiter les frais de fonctionnement en supprimant les dépenses de prestige et de communication et en refusant la démagogie des emplois de connivence.

-         Faire face aux restrictions qui vont être imposées par l’Etat.

-         Tout mettre en œuvre pour assurer une juste redistribution des deniers publics en mettant fin  aux rentes de situation ruineuses et spoliatrices

-         Remettre à l’honneur la fonction publique territoriale en la mettant au seul service de la population au lieu de la réduire au service des élus locaux.

Commentaires

meme si je suis encarté UMP et que je vais pas me faire que des amis.je veux que tu saches que tu peux compter sur moi pour cette nouvelle aventure

Écrit par : scannapieco | 23/01/2013

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