19/12/2012

A PROPOS DU DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE

 

L’analyse financière que j’ai sollicitée d’une agence spécialisée me confirme les éléments suivants :

 

La situation financière de la ville de Sète est inextricable.

 

Avec un endettement considérable et une fiscalité record, il est impossible d’envisager un équilibre budgétaire sans mesures drastiques.

Toutes les promesses d’investissements doivent être annulées pour l’instant en particulier celles qui n’ont pas pour unique objet l’entretien indispensable du patrimoine municipal. A défaut, la ville accroîtra encore son endettement,  ne trouvera même plus de financeur extérieur, ne parviendra pas à réaliser son équilibre budgétaire et devra être mise en tutelle. Il n’y a plus en effet aucun autofinancement net, qui équivaut pour un particulier à son apport personnel, et la ville doit donc emprunter 100% de ses réalisations, ce qui est tout simplement impossible et ruineux.

Les frais de fonctionnement doivent être réduits à leur plus simple expression en particulier les scandaleuses dépenses de communication qui n’ont pour objet que la propagande politique d’une équipe à bout de souffle. Sète, malgré la prise en charge d’une grande partie de ses dépenses par la communauté d’agglo,  dépense 25% de plus que toutes les autres villes de sa taille. Il faut en rechercher la cause dans un train de vie incompatible avec ses moyens.

Toute augmentation d’impôt doit être écartée. La comparaison avec l’imposition dans les villes de la même importance place la ville de Sète comme championne toutes catégories sur toutes les strates : département, région et territoire national. L’impôt local représente aujourd’hui pour les contribuables une charge bien plus lourde que  le coût de leur consommation d’essence dont on dit pourtant qu’il devient insupportable au budget des ménages.

Il est temps de prendre conscience d’une crise qui touche non seulement la nation mais plus encore la ville qui continue à fonctionner comme si elle était hors du monde.

 

Non seulement le régime est nécessaire mais il faut aussi impérativement changer le mode de gestion municipal si les sétois veulent encore espérer un avenir.

 

 Je me propose, le moment venu, de répondre précisément à toutes les questions qui pourraient m’être posées sur ce sujet.

 

 

 

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